Démo de moi, des mois de mots

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marie paraire, prêteuse de musique, correctrice, pondeuse occasionnelle des textes ici présents

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    "les marins sont en mer dès l'aurore..."

    Par map :: 14/10/2008 à 21:41 :: une ame des violons

     

    C'est loin la mer c'est beau mais ce n'est pas tout près

    On ira, il fait chaud, on s'y emmènera, on mettra à l'arrière

    Un peu de nos effets, un peu de nos faiblesses

    Et on les sortira pour coucher sur la plage

    Un désir de tiédeur bercé sur le visage

    Appel au doux soleil à l'heure du lever

     

    C'est loin la mer j'ai peur qu'il faille un peu refaire

    Ou bien le papier peint, ou mettre une étagère

    Je me demande aussi s'il ne faut pas un peu

    De travaux sur la route, et où sont les bouchons

    Où sont les caniveaux pour mes ailes en déroute

     

    C'est loin la mer, si loin, et si la terre est ronde,

    Y est-elle toujours où m'a-t-elle roulé

    En s'enfuyant noyant l'autre côté du monde

    Emportant mon effort emportant mes effets

     

     

     

    La mer c'est à deux heures en y regardant bien

    Il me suffit un jour d'un seul billet de train.

    du vent rien que du vent qui jamais ne m'essouffle

    Par map :: 16/05/2008 à 20:26 :: une ame des violons

     

    Tu vois je t'aime un peu comme on ferme les yeux face au soleil brûlant

    Un peu à reculons et toujours à tâtons, je goûte mon présent

    Je le domine bien, je le tiens dans la main, à quoi bon l'avenir?

    Je le vois incertain, il est mieux, c'est certain, à quoi bon y courir?

    Je marche l'oeil fermé pas pressée d'arriver si je sais qu'il existe

    L'avenir, ou bien lui, dans les deux cas, ça luit dans mes rêves autistes

    Je resterai fichée dans mes joies affichées de liberté sur pattes

    Il en faudra du vent pour m'arracher, vraiment, un joli coup de latte,

    Un éclair, du génie, que sais-je ou que nenni, je me plante peut-être

    Suis-je un chêne un roseau un vilain ptit oiseau sur la branche d'un hêtre?

    J'aime trop tout, trop peu et je rouvre les yeux je me plais dans la lune

    Et ce halo brumeux ce concert silencieux sont toute ma fortune

    Ainsi nul ne me nuit j'arpenterai mes nuits toujours à l'abordage

    De ces joyaux passants que sont ces doux instants où tout devient mirage.

     

     

     

     

     

     

     

    ou la chute d'un Empire

    Par map :: 12/04/2008 à 23:14 :: une ame des violons

     

    Merci de m'avoir donné l'impression que tu m'aurais pardonné de toute façon tout le bien que je ne t'ai pas fait.

     

    Merci pour la chaleur des larmes que je verse sur ton nom.

     

    Savoir si tu m'entends non tu ne m'entends pas me dira ma raison mais cette raison-là

    elle a forcément tort dis-moi où vont les morts on s'en fout on s'en fout ils ne vont jamais loin

    ils sont tellement là on est tellement las de ne pas les voir bien

    alors on les devine on n'y voit pas très net on n'aime pas beaucoup toutes ces devinettes

    alors on enchérit et on surenchérit et puis on te chérit et puis on te sourit

    de sous la lune blanche où je me sens grisée par ces journées si noires où j'étais mal lunée.

     

    Elle nous suit, nous précède, et sans fin nous salue

    Par map :: 12/02/2008 à 2:51 :: une ame des violons

     

    Doux soutien, douce mère elle avance avec nous quand on oublie nos pas

     

    Jamais ne se défile et toujours se faufile entre deux cheminées

     

    Lever les yeux au ciel parce que c'est incroyable

     

    Lever les yeux au ciel parce que c'est si absurde

     

    Et puis lever aussi les yeux pour la chercher

     

    Pour, avec elle, apprendre à nouveau à marcher.

     

    Jamais ne nous aveugle et toujours nous attire

     

    Nous autres, naufragés aux rives de nos rêves

     

    Nous voulons sa marée, ne plus être amarrés et rejoindre les flots

     

    La lune est objectif et on marche dessus et on marche dessous

     

    Et sens dessus-dessous

     

    Nous jetons à l'envers

     

    Nos yeux fascinés vers

     

    La lune, seul endroit

     

    Où tout est à l'endroit.

     

    sourire jusqu'aux oreilles avec les yeux

    Par map :: 16/10/2007 à 20:18 :: une ame des violons

     

    Les yeux écarquillés

    J'ai cueilli la beauté de si beaux paysages

    Et goûté la candeur de ce si doux visage.

     

    Les oreilles écarquillées

    J'ai cueilli l'harmonie de si beaux chants du monde

    Et attends que sa voix de sa douceur m'inonde.

     

     

    lot de consolation

    Par map :: 11/10/2007 à 23:00 :: une ame des violons

     

    Quelquefois, dans son noir, on a mal à la vie

    On plaide, bras ballants, pour un petit sursis

    On repousse bien fort l'assaut désagréable

    On le range en tassant au fond de son cartable.

     

    J'aimerais consoler les moins chanceux que moi

    Ne voir briller leurs yeux que par larmes de joie

    J'en entends une rire : ils sont bien trop nombreux

    Et s'il n'y en avait qu'un, ce serait périlleux...

     

    Parce que face à son mal on est toujours tout seul

    Celui qui me console, c'est mon poing dans sa gueule!

    Qu'est-ce qu'il en sait, ce niouf, de ce que je ressens?

    C'est vrai, quoi! Ya que moi qui souffre et me comprend!

     

    La douleur nous possède et elle est possession

    Fichée qu'elle est dans les murs de notre raison

    Au diable les mielleux accents de compassion...

     

    J'aimerais consoler, vous dites si je peux?

    Laissez-moi vous parler, juste fermez les yeux...

    Les souffrances, il nous faut les taire ou les distraire

    Et parfois il suffit un moment de les traire :

     

    Qu'elles soient vache à lait puis s'envolent au vent...

    Et en soufflant dessus? Très fort? Ou doucement?

    Prêtons-nous nos épaules on verra c'qu'on peut faire...

    de passage

    Par map :: 16/09/2007 à 0:36 :: une ame des violons

     

    Tu cours après la vie, tu cours après le temps

    Tu fuis mais a la main sur tout ce qui t'attend

    Tu cours après des gars, mais qui court après toi?

    Personne, tu le sais : ne te retourne pas,

    Avance et laisse aller ton coeur aux oubliettes,

    Avance sans compter les rêves que tu jettes

    Avance sans penser "pourquoi tout ce gâchis?"

    Ferme juste les yeux ne dis pas que t'en chies

    Parce que ça va passer, parce que c'est éphémère,

    Une lampe suffit pour balayer l'hiver

    Et lancer au néant toute peine perdue

    Demain au petit jour il n'y paraîtra plus. 

     

     

    mais de quoi donc pourrais-je bien parler ?

    Par map :: 01/07/2007 à 14:12 :: une ame des violons

     

     

    Devant tous les cafés devant toutes les glaces

    Il peut nous arriver d'aborder de guingois

    Cette rive futile où nos ego se noient

    En jetant dans le vent deux trois idées éparses.

     

    Ah! l'éternel motif qui lasse et qui délasse

    Et qui nous fait plonger dans ses lents entrelacs...

    Ami si tu t'attardes et si tu entres là,

    N'aie pas peur que ton âme à une autre s'enlace.

     

     

     

    (à moitié composé sur SMS dans une boutique SNCF. Le calepin est mort.)

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