Démo de moi, des mois de mots

http://marieparaire.zeblog.com/

Calendrier

« Décembre 2008
LunMarMerJeuVenSamDim
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031 

map

marie paraire, prêteuse de musique, correctrice, pondeuse occasionnelle des textes ici présents

Blog

  • Toute diffusion ou reproduction, même partielle, des textes présentés sur ce site est interdite sans autorisation de l'auteur
  • Catégories

    Derniers billets

    Compteurs

    Liens

  • Dis t'es qui, toi qui passes? Laisse donc une trace !
  • Passant, te pose, ose et te rue : toute critique est bienvenue!
  • Fils RSS

    après l'appât du gain...

    Par map :: 27/09/2008 à 22:31 :: sonnet les matines

    l'appât de la perte ... de temps.

     

    Pour oublier, rien de tel qu'un petit exercice sur le vif pour garder la main, alors... il sera question... d'un escabeau.

     

    Un escabeau laid se prit une porte

    il dégringola dans les escaliers

    le pauvre il n'y alla pas de main morte

    il eut fort tôt fait d'y perdre un mollet.

     

    Enfin cela dit, le diable m'emporte

    il ira de soit qu'il n'en avait pas

    ni main, ni mollet, ni la moindre aorte,

    pas plus que de cils, pas plus que de bras.

     

    Il eut quand même un peu mal pour la forme

    car l'escalier n'avait pas esquivé

    et plein de marches à force ça déforme

     

    Le jà vilain n'en fut pas arrangé

    et sa démarche en devint très hors norme :

    clopin-clopant s'en fut l'escabeau laid.

     

    (et il vous salue)

     

     

     

    l'épanchement des pansements

    Par map :: 11/07/2008 à 22:32 :: sonnet les matines

     

    Je pense que je penche et que je vais tôt choir,

    Mais non je fais la planche et je ne penche plus

    Ce qui n'est pas le cas de ma petite rue

    Dont la pente est fidèle à mes pieds tout déchus

     

    Souventefois la planche a fait suite au séchoir

    Et la fraîche chemise y a bondi dessus

    Pour ne plus que ses plis offensent notre vue

    Passe et repasse en vain la poigne qui les tue

     

    Ou devrait les tuer, parce que si c'est en vain

    Cela signifie bien que ces plis sont vilains

    Et se refusent à fuir la chemise proprette

     

    Je pense que je penche, en tout cas, dans ma tête,

    Il ne se passe pas grand chose, ou plutôt rien

    A en juger ici par toutes ces sornettes.

     

    "Love, exciting and new Come aboard We're expecting you"

    Par map :: 17/04/2008 à 22:27 :: sonnet les matines

     

     

    Flip est un paquebot, il est gentil aussi

    Il se glisse sur l'eau et très bien se conduit

    Il ne laisse jamais d'être fort élégant

    Avec ses beaux parquets et son corps de géant.

     

    Flip je le croise hier, aujourd'hui je m'amuse

    A le savoir pépère, il s'en fout et il fuse

    Au fil de l'onde claire en se moquant des vents

    De l'été, de l'hiver et même du printemps.

     

    Il ne se sent ému que par l'air de l'automne

    Au moment où l'oiseau se redécouvre aphone

    Et part flappy-flippant vers d'autres horizons.

     

    Flip est alors si lourd de toute sa carcasse

    Qu'il attend que Bon Dieu, que jeunesse se passe,

    Et que la neige un peu lui caresse le pont,

    Et que la neige un peu lui caresse le front.

     

     

    "I'm freeee... to be whatever I"

    Par map :: 30/09/2007 à 23:18 :: sonnet les matines

     

    La délicieuse solitude

    C'est d'être libre de partir

    Libre d'aller et de venir

    En rejetant toute habitude

     

    C'est de voguer en toute quiétude

    Hors de tout conditionnement sociologique

    Au loin, tous les raisonnements et la logique

    Et, haut devant, les beaux chemins de l'altitude

     

    Accumuler les speed-dating avec la vie

    Suivre les rues les courants d'air et ses folies

    Pour imiter ces dames qui en veulent

     

    Juste avancer pour se surprendre heureux

    "A deux c'est mieux",

    Mais seul, ça a d'la gueule.

     

     

    (1)

    Par map :: 17/09/2007 à 9:05 :: sonnet les matines

     

    J'ai vu une silhouette avancer sur la plage :

    Un tout petit passant qui posa un genou,

    se pencha et curieux ramassa un caillou

    Puis le mis dans son sac près d'un livre d'images.

     

    Qu'est-ce que ce caillou qui traverse les âges,

    Qui vient s'échouer là tout à coup entre nous ?

    N'est-ce pas le début d'un conte de deux sous

    Qui nous amènera sur le fil d'un voyage ?

     

    Sur le fil funambules on jouera sur les mots

    On croisera poissons rêves et abricots

    Si jamais vous tombez, regagnez le rivage

     

    Et suivez le garçon, il s'appelle Tino

    Il a huit ans pas plus et tiens dans son bagage

    Celui qui nous permet d'embarquer aussitôt :

     

    Ladies and gentlemen, Les Pérégrinations d'un caillou.

    ode à ceux qui

    Par map :: 07/09/2007 à 23:04 :: sonnet les matines

     

    Qui écrivent une "lettre" et s'appellent Renan

    Qui trouvent aux greniers des cahiers de solfège

    Et brodent de ces mots sur le fil de leurs chants

    A nous faire pâlir d'un si doux privilège

     

    Pâlir de jalousie mais c'est si doux pourtant

    De les voir accrocher comme de vieux grimoires

    Tout leur verbe zailé sur des portées d'argent

    Je n'ai pas sous les doigts l'écrin d'une guitare

     

    Pour poser désinvolte en vos ouies indulgentes

    Quelque coquecigrue riche en vocabulaire

    Je n'ai là sous la main qu'une rime méchante

     

    Il me faudrait ici remuer ciel et terre

    Pour faire vivre un peu personnages qui chantent

    Et rires ferseniens fuseraient libertaires. 

     

     

     

    En guise de point de départ et de point de mire,

    cette rime absolue à pâlir à relire :

     

    "C'est pourquoi j'occupe mes loisirs

    A graver partout "I was here""

     

    Le Renan Luce précité.

    je vous écris pour le post du 21 juillet situé en région zebloguienne...

    Par map :: 21/07/2007 à 18:36 :: sonnet les matines

     

    J'écris sous la mitraille du devoir de poster

    J'écris mais la titraille ne m'est pas apparue

    Que vais-je pouvoir donc mettre écrit au-dessus

    Pour décrire l'écrit qui s'écrit sous mon nez?

     

    J'écris et mes doigts crissent un peu sur le clavier

    J'écris mais pourquoi donc? quelle idée saugrenue?

    D'où me vient cette idée si tordue si têtue

    Quand je n'ai rien à dire et pas plus à chanter?

     

    Je n'écris pas pourtant pour liquider mon temps

    Il coule déjà tant, foutu fourbe fuyant,

    Que j'en parle toujours c'en est pathologique

     

    J'écris pour faire vivre un espace virtuel

    Je sais, ça ne contient pas la moindre logique 

    Mais d'artifices je fais feu sur l'essentiel.

     

     

    (ça m'aura permis au moins de réviser la forme du sonnet régulier : ABBA, ABBA, CCD, EDE)

    nuagenouillé devant.

    Par map :: 18/07/2007 à 21:29 :: sonnet les matines

     

    Immaculés bouillons venant du fond des âges

    Gros morceaux de vapeur fascineront toujours

    Mon désir de torpeur de couches de velours

    Se glisse vers ces draps qu'on appelle nuages.

     

    Ni Skip Ariel Bonux n'iront à l'abordage

    D'une telle blancheur pureté éclat tour

    De magie dont beau bleu dessine les contours

    Jamais reine ne peut mériter tels voilages.

     

    Ils sont l'émanation d'un génie merveilleux

    Qui sous leur doux coton éparpille sa lampe

    Et les façonne au gré des envies de nos yeux.

     

    Elles ne sont rien, que d'eau, ces divines estampes,

    Mais tiennent toutes seules, et pourtant, pauvres gueux,

    Pour un peu on les hait si d'un zeste elles nous trempent. 

     

     

    SNCF party.

    (j'attends qu'une âme charitable m'explique comment on rajoute le petit c de copyright à côté des marques.) (S'il lui plait. Soyons polis tout de même. Ce n'est pas parce que je fais ce qu'il me plaît plaît plaît avec mes billets yé yé qu'il faut oublier (yé yé) les bases...)

    la ville majuscule

    Par map :: 07/06/2007 à 17:21 :: sonnet les matines

     

    Tout s'éteint tous s'étendent et le reste se tait

    Se dissout lentement la moiteur de l'été

    Et dans ce poulailler devenu halte pâle

    On oublie un moment ce qu'est la capitale

     

    On oublie ce qui bouge on oublie ce qui braille

    On se sent apaisé on se prend par la taille

    On dessine un chemin sur un vieux macadam

    Et l'on fait du lointain un horizon pour dames

     

    On s'aperçoit enfin qu'il y a un ciel dessus

    Qu'on peut trouver un arbre au détour d'une rue

    Et même, en regardant, l'esquisse d'un sourire

     

    Nos gestes sont musique et nos pas se font notes

    Une eau soudain surgit et frissonne et clapote

    Et Paris pacifié change son ire en lyre.

     

     

    peas one

    Par map :: 31/03/2007 à 23:17 :: sonnet les matines

     

    Artistiquement ramassés

    Sur une table de bois blanc,

    Des petits pois jouaient aux dés

    Sans faire dans le sentiment.

     

    Soudain l'on frappa au volet

    Et l'on hurla "Oh mécréants!

    Ce n'est pas beau de papoter

    Levez-vous donc, mes gros fainéants!"

     

    Le plus petit d'entre les pois

    S'exclama "Mais qui donc nous parle?

    Je croyais qu'on n'était que trois!"

     

    Puis il devint vraiment tout pâle

    Tout défraîchi, ridé, pantois

    En s'éteignant dans un long râle.

     

    (la suite dans un prochain sonnet. Je ne sais pas comment je vais bien pouvoir rendre tout ça cohérent, mais je me souhaite bonne chance on y croit!)

     

     

     

    après dissipation des brumes matinales

    Par map :: 01/03/2007 à 16:18 :: sonnet les matines

     

    Tu ne ressembles à rien tu te fais si léger

    Toi un café si fort, un nuage de lait

    Une image que l'on traîne en croisant les doigts

    Mais pas même un fardeau, juste un point, un constat.

     

    Un souvenir, un mot, un concept, une idée,

    Un être tout brouillé tout flou tout dissipé

    Mais qui s'approche à quai de mon sourire hagard

    Parfois, sans le savoir, sans même le vouloir.

     

    Tu ne ressembles à rien et tu existes à peine,

    Tu es comme un parfum fait de passé moulu

    Un grain d'une folie qui nous happe sans gêne

     

    Et nous fait retourner dans les recoins perdus

    D'une mémoire hantée, d'une mémoire vaine

    Où peu à peu pardi mon ami tu n'es plus.

     

     

    SNCF party.

    qui la vie vante

    Par map :: 11/02/2007 à 21:42 :: sonnet les matines

     

    J’ai au fond du regard une perle de toi

    Qui m’aide à supporter ce ciel qui me recouvre

    Et qui a la froideur mate et dure d’un toit

    Tandis qu’au loin là-bas l’aube déjà s’entrouvre.

     

    J’ai ce parfum discret du rose qui s’étale

    Dans les tons de layette en ce ciel nouveau-né

    La nature frissonne à perdre les pétales

    Et j’admire attendrie ce Beau inopiné.

     

    Tu es l’aube qui vient quand on ne l’attend plus,

    Tu es la mélodie qu’on avait entendue

    Et dont les notes bercent un bonheur oublié.

     

    Je ne sais pas vraiment si c’est mon cœur qui bat,

    Si c’est celui du monde auquel je m’en remets

    Mais ce monde partout éclabousse de toi.

     

     

    Publié dans Le Coin de table, numéro de juillet 2007.

    à la bonne heure!

    Par map :: 06/02/2007 à 22:36 :: sonnet les matines

     

    Une goutte soudain vient tomber dans le vase

    Il est plein il est beau il ne déborde pas

    Un cristal sur la table, un regard sur l'extase

    Le bonheur devant nous juste au bout de nos bras.

     

    Une note soudain vient donner la mesure,

    La juste dimension d'un juste sentiment,

    Celui d'un bonheur vrai, simple et net, sans bavure

    Pendu à notre oreille un instant seulement.

     

    Un moment et c'est tout, un moment, et alors?

    Dans notre vie d'argent, ce moment-là est d'or

    Ne nous abaissons pas à en rester de marbre.

     

    Le bonheur n'est rien mais sommes-nous des trésors?

    Il est en nous, si près mais si enfoui qu'il dort ;

    Un clin d'oeil et il prend le pas sur nos palabres.

     

    (1/5 pour l'exercice, mais trop de répét. de "bonheur", et ça sonne laborieux, ce truc...) 

     

    fruite

    Par map :: 15/12/2006 à 22:17 :: sonnet les matines

     

    Un abricot un jour eut une peau de pêche

    Et dans ce doux duvet, délicieux, satiné,

    S’emmitoufla d’orgueil et gonfla de fierté,

    Ravi qu’on puisse enfin lui faire un peu de lèche.

     

    Un passant approcha une bouche revêche

    Entrouverte et avide, à moitié édentée,

    Caverne de caries et de cochoncetés

    Enfermées sous l’étau de ses deux lèvres rêches.

     

    Et c’est dans ce gros truc ce trou ce traumatisme

    Qu’ on priva l’abricot de son intégrité

    Avec une absolue absence de charisme

     

    Et sans respect pour lui, pour sa peau veloutée.

    Il suffoqua d’horreur et, avec dynamisme,

    S’arracha le noyau et se le fit sauter.

     

    (extrait Démo)

     

    (variante pour les tercets sans les méchantes rimes en -é suite à la remarque constructive d'un forumeur)

     

     

    Et c’est dans ce gros truc ce trou ce traumatisme
    Qu’ on priva l’abricot de ses si beaux atours
    Avec une absolue absence de charisme

    Et sans respect pour lui, pour sa peau de velours.
    Il suffoqua d’horreur et, avec dynamisme,
    S’arracha le noyau et mourut sans détours.

    Copyright © Démo de moi, des mois de mots - Blog créé avec ZeBlog