Démo de moi, des mois de motshttp://marieparaire.zeblog.com/ |
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mapmarie paraire, prêteuse de musique, correctrice, pondeuse occasionnelle des textes ici présents BlogCatégoriesDerniers billetsCompteursLiensFils RSS |
après l'appât du gain...Par map :: 27/09/2008 à 22:31 :: sonnet les matines
l'appât de la perte ... de temps.
Pour oublier, rien de tel qu'un petit exercice sur le vif pour garder la main, alors... il sera question... d'un escabeau.
Un escabeau laid se prit une porte il dégringola dans les escaliers le pauvre il n'y alla pas de main morte il eut fort tôt fait d'y perdre un mollet.
Enfin cela dit, le diable m'emporte il ira de soit qu'il n'en avait pas ni main, ni mollet, ni la moindre aorte, pas plus que de cils, pas plus que de bras.
Il eut quand même un peu mal pour la forme car l'escalier n'avait pas esquivé et plein de marches à force ça déforme
Le jà vilain n'en fut pas arrangé et sa démarche en devint très hors norme : clopin-clopant s'en fut l'escabeau laid.
(et il vous salue)
l'épanchement des pansementsPar map :: 11/07/2008 à 22:32 :: sonnet les matines
Je pense que je penche et que je vais tôt choir, Mais non je fais la planche et je ne penche plus Ce qui n'est pas le cas de ma petite rue Dont la pente est fidèle à mes pieds tout déchus
Souventefois la planche a fait suite au séchoir Et la fraîche chemise y a bondi dessus Pour ne plus que ses plis offensent notre vue Passe et repasse en vain la poigne qui les tue
Ou devrait les tuer, parce que si c'est en vain Cela signifie bien que ces plis sont vilains Et se refusent à fuir la chemise proprette
Je pense que je penche, en tout cas, dans ma tête, Il ne se passe pas grand chose, ou plutôt rien A en juger ici par toutes ces sornettes.
"Love, exciting and new Come aboard We're expecting you"Par map :: 17/04/2008 à 22:27 :: sonnet les matines
Flip est un paquebot, il est gentil aussi Il se glisse sur l'eau et très bien se conduit Il ne laisse jamais d'être fort élégant Avec ses beaux parquets et son corps de géant.
Flip je le croise hier, aujourd'hui je m'amuse A le savoir pépère, il s'en fout et il fuse Au fil de l'onde claire en se moquant des vents De l'été, de l'hiver et même du printemps.
Il ne se sent ému que par l'air de l'automne Au moment où l'oiseau se redécouvre aphone Et part flappy-flippant vers d'autres horizons.
Flip est alors si lourd de toute sa carcasse Qu'il attend que Bon Dieu, que jeunesse se passe, Et que la neige un peu lui caresse le pont, Et que la neige un peu lui caresse le front.
"I'm freeee... to be whatever I"Par map :: 30/09/2007 à 23:18 :: sonnet les matines
La délicieuse solitude C'est d'être libre de partir Libre d'aller et de venir En rejetant toute habitude
C'est de voguer en toute quiétude Hors de tout conditionnement sociologique Au loin, tous les raisonnements et la logique Et, haut devant, les beaux chemins de l'altitude
Accumuler les speed-dating avec la vie Suivre les rues les courants d'air et ses folies Pour imiter ces dames qui en veulent
Juste avancer pour se surprendre heureux "A deux c'est mieux", Mais seul, ça a d'la gueule.
(1)Par map :: 17/09/2007 à 9:05 :: sonnet les matines
J'ai vu une silhouette avancer sur la plage : Un tout petit passant qui posa un genou, se pencha et curieux ramassa un caillou Puis le mis dans son sac près d'un livre d'images.
Qu'est-ce que ce caillou qui traverse les âges, Qui vient s'échouer là tout à coup entre nous ? N'est-ce pas le début d'un conte de deux sous Qui nous amènera sur le fil d'un voyage ?
Sur le fil funambules on jouera sur les mots On croisera poissons rêves et abricots Si jamais vous tombez, regagnez le rivage
Et suivez le garçon, il s'appelle Tino Il a huit ans pas plus et tiens dans son bagage Celui qui nous permet d'embarquer aussitôt :
Ladies and gentlemen, Les Pérégrinations d'un caillou. ode à ceux quiPar map :: 07/09/2007 à 23:04 :: sonnet les matines
Qui écrivent une "lettre" et s'appellent Renan Qui trouvent aux greniers des cahiers de solfège Et brodent de ces mots sur le fil de leurs chants A nous faire pâlir d'un si doux privilège
Pâlir de jalousie mais c'est si doux pourtant De les voir accrocher comme de vieux grimoires Tout leur verbe zailé sur des portées d'argent Je n'ai pas sous les doigts l'écrin d'une guitare
Pour poser désinvolte en vos ouies indulgentes Quelque coquecigrue riche en vocabulaire Je n'ai là sous la main qu'une rime méchante
Il me faudrait ici remuer ciel et terre Pour faire vivre un peu personnages qui chantent Et rires ferseniens fuseraient libertaires.
En guise de point de départ et de point de mire, cette rime absolue à pâlir à relire :
"C'est pourquoi j'occupe mes loisirs A graver partout "I was here""
Le Renan Luce précité. je vous écris pour le post du 21 juillet situé en région zebloguienne...Par map :: 21/07/2007 à 18:36 :: sonnet les matines
J'écris sous la mitraille du devoir de poster J'écris mais la titraille ne m'est pas apparue Que vais-je pouvoir donc mettre écrit au-dessus Pour décrire l'écrit qui s'écrit sous mon nez?
J'écris et mes doigts crissent un peu sur le clavier J'écris mais pourquoi donc? quelle idée saugrenue? D'où me vient cette idée si tordue si têtue Quand je n'ai rien à dire et pas plus à chanter?
Je n'écris pas pourtant pour liquider mon temps Il coule déjà tant, foutu fourbe fuyant, Que j'en parle toujours c'en est pathologique
J'écris pour faire vivre un espace virtuel Je sais, ça ne contient pas la moindre logique Mais d'artifices je fais feu sur l'essentiel.
(ça m'aura permis au moins de réviser la forme du sonnet régulier : ABBA, ABBA, CCD, EDE) nuagenouillé devant.Par map :: 18/07/2007 à 21:29 :: sonnet les matines
Immaculés bouillons venant du fond des âges Gros morceaux de vapeur fascineront toujours Mon désir de torpeur de couches de velours Se glisse vers ces draps qu'on appelle nuages.
Ni Skip Ariel Bonux n'iront à l'abordage D'une telle blancheur pureté éclat tour De magie dont beau bleu dessine les contours Jamais reine ne peut mériter tels voilages.
Ils sont l'émanation d'un génie merveilleux Qui sous leur doux coton éparpille sa lampe Et les façonne au gré des envies de nos yeux.
Elles ne sont rien, que d'eau, ces divines estampes, Mais tiennent toutes seules, et pourtant, pauvres gueux, Pour un peu on les hait si d'un zeste elles nous trempent.
SNCF party. (j'attends qu'une âme charitable m'explique comment on rajoute le petit c de copyright à côté des marques.) (S'il lui plait. Soyons polis tout de même. Ce n'est pas parce que je fais ce qu'il me plaît plaît plaît avec mes billets yé yé qu'il faut oublier (yé yé) les bases...) la ville majusculePar map :: 07/06/2007 à 17:21 :: sonnet les matines
Tout s'éteint tous s'étendent et le reste se tait Se dissout lentement la moiteur de l'été Et dans ce poulailler devenu halte pâle On oublie un moment ce qu'est la capitale
On oublie ce qui bouge on oublie ce qui braille On se sent apaisé on se prend par la taille On dessine un chemin sur un vieux macadam Et l'on fait du lointain un horizon pour dames
On s'aperçoit enfin qu'il y a un ciel dessus Qu'on peut trouver un arbre au détour d'une rue Et même, en regardant, l'esquisse d'un sourire
Nos gestes sont musique et nos pas se font notes Une eau soudain surgit et frissonne et clapote Et Paris pacifié change son ire en lyre.
peas onePar map :: 31/03/2007 à 23:17 :: sonnet les matines
Artistiquement ramassés Sur une table de bois blanc, Des petits pois jouaient aux dés Sans faire dans le sentiment.
Soudain l'on frappa au volet Et l'on hurla "Oh mécréants! Ce n'est pas beau de papoter Levez-vous donc, mes gros fainéants!"
Le plus petit d'entre les pois S'exclama "Mais qui donc nous parle? Je croyais qu'on n'était que trois!"
Puis il devint vraiment tout pâle Tout défraîchi, ridé, pantois En s'éteignant dans un long râle.
(la suite dans un prochain sonnet. Je ne sais pas comment je vais bien pouvoir rendre tout ça cohérent, mais je me souhaite bonne chance on y croit!)
après dissipation des brumes matinalesPar map :: 01/03/2007 à 16:18 :: sonnet les matines
Tu ne ressembles à rien tu te fais si léger Toi un café si fort, un nuage de lait Une image que l'on traîne en croisant les doigts Mais pas même un fardeau, juste un point, un constat.
Un souvenir, un mot, un concept, une idée, Un être tout brouillé tout flou tout dissipé Mais qui s'approche à quai de mon sourire hagard Parfois, sans le savoir, sans même le vouloir.
Tu ne ressembles à rien et tu existes à peine, Tu es comme un parfum fait de passé moulu Un grain d'une folie qui nous happe sans gêne
Et nous fait retourner dans les recoins perdus D'une mémoire hantée, d'une mémoire vaine Où peu à peu pardi mon ami tu n'es plus.
SNCF party. qui la vie vantePar map :: 11/02/2007 à 21:42 :: sonnet les matines
J’ai au fond du regard une perle de toi Qui m’aide à supporter ce ciel qui me recouvre Et qui a la froideur mate et dure d’un toit Tandis qu’au loin là-bas l’aube déjà s’entrouvre. J’ai ce parfum discret du rose qui s’étale Dans les tons de layette en ce ciel nouveau-né La nature frissonne à perdre les pétales Et j’admire attendrie ce Beau inopiné. Tu es l’aube qui vient quand on ne l’attend plus, Tu es la mélodie qu’on avait entendue Et dont les notes bercent un bonheur oublié. Je ne sais pas vraiment si c’est mon cœur qui bat, Si c’est celui du monde auquel je m’en remets Mais ce monde partout éclabousse de toi.
Publié dans Le Coin de table, numéro de juillet 2007. à la bonne heure!Par map :: 06/02/2007 à 22:36 :: sonnet les matines
Une goutte soudain vient tomber dans le vase Il est plein il est beau il ne déborde pas Un cristal sur la table, un regard sur l'extase Le bonheur devant nous juste au bout de nos bras.
Une note soudain vient donner la mesure, La juste dimension d'un juste sentiment, Celui d'un bonheur vrai, simple et net, sans bavure Pendu à notre oreille un instant seulement.
Un moment et c'est tout, un moment, et alors? Dans notre vie d'argent, ce moment-là est d'or Ne nous abaissons pas à en rester de marbre.
Le bonheur n'est rien mais sommes-nous des trésors? Il est en nous, si près mais si enfoui qu'il dort ; Un clin d'oeil et il prend le pas sur nos palabres.
(1/5 pour l'exercice, mais trop de répét. de "bonheur", et ça sonne laborieux, ce truc...)
fruitePar map :: 15/12/2006 à 22:17 :: sonnet les matines
Un abricot un jour eut une peau de pêche Et dans ce doux duvet, délicieux, satiné, S’emmitoufla d’orgueil et gonfla de fierté, Ravi qu’on puisse enfin lui faire un peu de lèche. Un passant approcha une bouche revêche Entrouverte et avide, à moitié édentée, Caverne de caries et de cochoncetés Enfermées sous l’étau de ses deux lèvres rêches. Et c’est dans ce gros truc ce trou ce traumatisme Qu’ on priva l’abricot de son intégrité Avec une absolue absence de charisme Et sans respect pour lui, pour sa peau veloutée. Il suffoqua d’horreur et, avec dynamisme, S’arracha le noyau et se le fit sauter.
(extrait Démo)
(variante pour les tercets sans les méchantes rimes en -é suite à la remarque constructive d'un forumeur)
Et c’est dans ce gros truc ce trou ce traumatisme |
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