Démo de moi, des mois de mots

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marie paraire, prêteuse de musique, correctrice, pondeuse occasionnelle des textes ici présents

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    atchiiii

    Par map :: 20/11/2008 à 22:16 :: bouts de vie

     

    (Une) (deux) (trois) (quatre) (cinq)

    Clémentine est un (six) joli prénom

    Elles sont à croquer

    Vitamine

    Vitamine est un si joli prénom... non?

    Je suis à jeter

    Un peu de miel dans ma tasse

    Je bois la tasse sous mes crobes

    Snif, blup, nul, ce nez

    C'est un roc c'est un pic c'est un cap

    Que dis-je c'est un cap, c'est une libellule

    Avec toutes ses ailes qui bougent à l'intérieur

    Qui m'enrhument le cerveau

    Ah, tè, oui, un peu d'eau

    Et chaude s'il vous plaït,

    Avec du miel, toujours

    Pour coller ces abeilles qui ont rejoint les libellules

    En plongée sous-marine dans mes narines

    Vroum vroum

    Atchoum

    Atchiik Atchiiik Atchiiik...

    Aïe Aïe Aïe.

    Peut-être vous aussi avez mal à l'hiver...

     

    Prendre un p'tit air

    Par map :: 21/10/2008 à 21:02 :: bouts de vie

     

    Petite course à Barbès. Et puis oh je rentre à pied, tiens.

     

    Je marche, sans compter mes pas, je monte, sans compter les marches.

     

    Et tout là-haut toujours à la hauteur, le Sacré-Coeur, la vue et le halo

    de calme qui apaise toutes choses.

    Des arbres, des gens, un flûtiste déguisé en statue de gargouille

    qui oublie son statut de statue, se balance et ondule émettant son petit

    morceau léger léger, comme cet air si frais

    qui vient nous décorer pour la montée des marches.

     

    Et, avec un peu d'imagination, en embrassant Paris on voit un peu la mer.

    boïng

    Par map :: 09/10/2008 à 22:00 :: bouts de vie

     

    Il fait beau j'ai la vie qui piaffe dans mes veines

    Et jamais je ne vois la pointe de mes pieds

    Je vais je viens zyva je vis à perdre haleine

    En courant sur le fil des jours ensoleillés

     

    (pour la minute j'raconte ma life, j'ai trouvé des bottes et j'ai réussi à repousser les avances de l'ordinateur le temps de peindre 2 murs ! Je suis donc éminemment fière de moi.  !)

    la valse aux Quatre temps

    Par map :: 07/10/2008 à 20:53 :: bouts de vie

    Je hais les chaussures.

    Je hais les bottes.

    D'ailleurs j'aime pas bien ma volonté actuelle de m'en trouver, des bottes.

    Oh et puis j'ai horreur des magasins.

     

    J'ai fini, après avoir glané, tourné, fouiné, par me trouver deux bricoles qui n'avaient évidemment rien à voir avec mes pieds, et à essayer les bottes d'Auchan (grand chausseur devant l'Eternel comme chacun sait), qui étaient jusqu'à présent (le présent de l'époque à savoir tout à l'heure) ce qui se rapprochait le plus de ce que je cherchais. Que nenni, ça baille, ya pas ma pointure, le rayon est contre moi, on me maltraite on me spolie on me martyrise bref, je trouve pas.

     

    Foin des bottes! me dis-je alors. (parce qu'autant trouver une aiguille...)

     

    Je me dirige donc vers les caisses, je fends d'un pas léger une file d'attente et là (autoflagellation publique attention) j'oublie de dire pardon/merci, ce qui me revient aux oreilles par un magnifique "de rien c'est gratuit aujourd'hui" bien mérité... Du coup, de mon côté, je grmblh, grmblh intérieurement (oui, j'ai horreur d'avoir tort, aussi.)

     

    Une petite demi-heure plus tard, j'oublie de mettre le séparateur de ki-bouffe-koi à la caisse (quoique là l'expression n'est pas adaptée vu que j'ai pris des bricoles pour bricoler, mais je l'aime bien, l'expression, je la laisse), et la caissière (tout à fait sympathique au demeurant) a passé mes articles avec ceux du gars d'avant, bon, ok, ça a pris deux secondes pour annuler, c'est une nano-vdm comme on pourrait dire dans le jargon.

     

    Ah tè au tout début y avait eu un truc rigolo, une voix de dame qui nous a dit grosso modo (j'aurais du noter mais j'avais rien sous la main, ah si mon portable, mais j'ai oublié) (les oublis sont assez récurrents, dans ce post...)"à présent comme dans tous les lieux publics, il est interdit de fumer dans le centre commercial. Vous pouvez apprécier et profiter de votre passage dans les Quatre temps pour RESPIRER..."

    Ouarf.

    Des milliers de gens qui passent, des citernes de détergents, des camions d'aérosols et des hectolitres de parfums, tout ça dans un univers plutôt clos forcément VMCéisé climatisé et compagnie, je suis sûre que mes poumons ont trouvé ça top sexy.

    (mais comment voulez-vous que je ne me ridiculise pas en pouffant en public avec des trucs pareils ???)

     

    Je reviens à mes agneaux, donc, je sors d'Auchan (ça, aussi, tè... mettre un nom d'enseigne pareil au coeur de la Déf...), je glisse et m'éblouis sur les gros carreaux rouges brillants, et... ah ils sont planqués là les magasins de chaussures un tantinet plus abordables, tiens, c'est amusant que je les trouve précisément au moment de la fermeture des rideaux, dis donc.

     

    La valse se poursuit jusqu'au tourniquet du métro. Ah ben la porte elle s'ouvre pas. Oui mon pass est déjà validé, de ce fait, pas besoin d'appeler la croix-rouge pour qu'elle clignote sur le dessus juste pour me rappeler que je peux plus sortir. (aaaaah.) Je remercie donc le gars d'après qui a vécu pareil et qui m'a montré par ses tentatives par quel passage suffisamment entrebaillé se faufiler pour aller quérir la liberté matérialisée par la ligne une.

     

    Il va sans dire que quand je suis sortie du métro puis du RER, il pleuvait, sinon, ça ne tiendrait pas debout.

     

    Mais tout va tout shoes évidemment, bonne soirée les gens !

     

     

     

    Les aventures trépidantes d'une abrutie finie (moi)

    Par map :: 29/09/2008 à 21:44 :: bouts de vie

     

    Fin de matinée. Armée d'une pince à épiler et d'un ciseau, je m'escrime depuis un moment sur les sortes de poils de chien hirsutes qui jaillissent, ignobles, de l'arrivée d'eau de ma machine à laver (dans la salle principale). Un peu lassée, je commence à dévisser un peu... puis un peu plus, allez... jusqu'à ce que...

     

    Pfuit.

     

    Ou plutôt, non.

     

    PfffftttssssCHAYAHOOOOOO, WOPAH !

     

    Tiens, un geyser. J'ai visiblement décidé d'être Dieu aujourd'hui en me créant ma propre catastrophe naturelle d'intérieur dans mon propre chez moi. Là, forcément, j'essaie désespérément de revisser naïvement un moment, jusqu'à ce que ma raison m'emporte jusqu'à un tournevis qui me fasse m'envoler vers la vis de la trappe qui s'ouvre sur la vanne qui... ouf. A pu d'eau.

     

    La pelle avec un long manche qui ne m'aide que moyennement à ramasser la poussière, ben, au lieu de la critiquer, je l'ai trouvée beaucoup plus sympathique tout à coup, vu qu'elle m'a bien aidée à remplir 5-6 seaux d'eau qui ont eu la gentillesse de se retrouver au milieu du carrelage du salon. L'eau qui s'est échappée allègrement dans les recoins m'a quant à elle permis de partir à la découverte des dits recoins, parfaitement cachés et dégueulasses, où j'ai trouvé, en plus de beaucoup de cracra gravateux mouillé beurk, une règle et une tringle à rideau.

     

    J'ai aussi découvert par la même occasion que non seulement mon chauffage fonctionnait, mais efficacement qui plus est.

     

    Bon, une fois qu'on a bien vidé des seaux et spongeouillé, il faut penser à remettre l'eau, ne serait-ce que pour nettoyer. (Oui, bizarrement, plus il y a d'eau moins c'est propre. Fou.) Et là, non. Pfuit. (Oui, là, je me suis arrêtée au pfuit. Une témérité par jour suffit.) Et pour cause, les poils de chien ayant enfin admirablement décampé, je me rends compte que ce truc abject servait de joint. Et j'appris même par la suite (merci l'ancien coloc'!) que c'en était, du joint (la honte). Même le nom est moche, tiens. "Joint filasse"... ça ressemble quand même beaucoup à des poils de chien, moi je dis, cette chose.(http://mkuli.club.fr/farfou/chauf/index.htm#partie4).

     

    Maintenant j'ai du joint tout beau qui ne se voit pas, na. Ok, je tressaille dès que j'entends un bruit d'eau dans l'immeuble et je risque de me lever toutes les heures pour vérifier que tout baigne, enfin, que non, justement, mais au moins, ça... c'est fait.

     

    Une grande amie m'a dit un jour (à propos d'un tout autre sujet) (et avec un étonnement tout à fait sympathique) : "Tu es la fille la plus conne de l'univers." Déjà à l'époque j'étais parfaitement d'accord, il va de soi que je n'ai absolument pas l'intention de changer d'avis ni de remettre mon titre en jeu.

     

     

    Catastorama ou le pays du roi Merlin et de ses enchantements

    Par map :: 26/09/2008 à 20:37 :: bouts de vie

    Le bricolage est une nouvelle façon de découvrir la vie. Exemple de surprises surgies de partout comme des clowns en papier.

     

    * Les joints silicone : une fois qu'on a cutterisé le gros, l'acétone est censé dissoudre le mastic. J'ai le regret de vous annoncer que mon expérience ne me permet malheureusement pas d'affirmer que la théorie a fait ses preuves. Je me donne donc environ 125 jours pour cutteriser complètement les dits joints. Mais j'ai quand même fait de joyeuses découvertes : en attaquant celui (copieux, mou, fun) de la baignoire (ATCHAAA!), j'ai constaté qu'il y avait, ben, de l'espace, et ... oh ya du carrelage vert, tiens. ... ya même des trucs qui ressemblent à des bouts de papier journal... ah zut y en a plus, je n'aurais pas les news du 8 février 1942... et puis ... oh mais c'est quoi ce mignon courant d'air, du coup? (Va-t-il avoir une influence aggravante sur les 16° de l'appartement?). De ce fait, pendant les dits 125 jours, ne connaissant pas de système de nettoyage à sec susceptible de remplacer ma douche matinale, je sens venir (j'hume et je m'enrhume) le système D de bouche trou aléatoire, système D E F G H à en croire les nombreuses déclinaisons qui parsème la maison (freebox sur polystyrène, téléphone non fonctionnel sur pot de peinture et autres joyeusetés).

     

     

    * A mon grand dam mais pour la bonne cause, j'ai été obligée d'investir dans un sale engin qui me pompe l'air (et pas que le mien, d'ailleurs) et qui fait beaucoup plein plus de bruit qu'un balai  : un aspirateur.

    J'en ai pris un censé être sans sac (d'après l'étiquette et le ticket de caisse et tout), j'ouvre le carton, oh tiens (émerveillement forever) c'est marrant pour un aspirateur sans sac d'être vendu avec un sac ! (bref. Il fera.)

    Je parcours la notice (honni soit qui pense que je ne sais pas m'en servir, merci), juste pour tomber sur une perle de notice, je cite : "N'aspirez pas de poussière de teinture p. ex. pour les imprimantes et les copieurspirateurs et parvenir à nouneau dans l'air ambiant par le ventilateur." (sic) J'aime beaucoup. Pour les curieux, version anglaise écrite par quelqu'un d'un peu moins pressé : "Do not vacuum any toner dust, which is used in devices such as printers or copieurs. It may conduct electricity. Also, it might not be completely filtered by the vacuum cleaner's filtering system, thus getting back into the room air through the blower."

     

    Dire qu'il existe des gens qui vont lire un extrait de notice d'aspirateur en anglais à cause de moi, fou. On leur fait vraiment faire n'importe quoi.

     

    * En fait, d'autres surprises m'attendaient. Après avoir monté mon vieux bureau croulant plus ou moins dans le bon sens, je me retourne et... fou ! J'ai moi-même été surprise par le bordel tout à fait magistral de ma chambre ! (Première fois que ça m'arrive, ça.)

     

    En guise de conclusion, un rappel : je n'ai aucun goût, un attrait pour l'esthétique qui frise le néant intersidéral, et, pire que ça, sacrilège suprême : je m'en fous. Toutes les remarques à venir sur ma déco me passeront donc prodigieusement au-dessus, a priori. Pour commencer à habituer les gens (ceux qui vont devoir de temps en temps le supporter en vrai, les autres ils s'en foutent autant que moi), petit aperçu :

     

    BONJOUR !

    Par map :: 19/09/2008 à 22:32 :: bouts de vie

     

    Pour mon retour sur le blog (hmm, en pointillés), vlà des brèves ! (qui sont signées... Mieux vaut avoir mon sens de l'humour un peu tordu pour en rire...)

     

    Entendu dans la vraie vie, dans la rame d'Orlyval, lors de l'arrêt à Orly ouest : " les passagers à destination d'Orly sud sont invités à rester à bord". Je propose qu'on applique ce genre d'invitations à l'intégralité des stations des réseaux franciliens, hihi. (pardon.)

     

    Lu dans la vraie vie : avertissement précédant le symbole attention en rouge : "ne jamais diriger le jet vers soi". Mais sur quoi sur quoi ? Suspense dis allez dis !! Ben sur une pomme de douche, pardi. C'est tellement plus fun.

     

     

    l'appel du large, ou web out

    Par map :: 06/08/2008 à 22:33 :: bouts de vie

     

    Déco. Peindre. DVD. Lire. Musique. Jardiner. Concerts. Faire du sport (wahaha, hmm, pardon.) Ecrire?

     

    Ne plus lire vdm, ne plus chercher à faire de vraies phrases avec un quart de cerveau disponible sur msn, ne plus avoir tout toujours à portée de clic. Remettre à plus tard la lecture des blogs... Redécouvrir la vie SANS.

     

    J'ai fait mon nid dans la toile mais la grande araignée est une mère poule et il est temps de prendre mon envol quelques temps.

     

    Ce blog va donc être en sommeil pendant une durée indéterminée, mais ne l'était-il pas déjà à moitié ?

     

    Je ne serais pas étonnée de revenir assez vite... Ou pas. On verra!

     

    En attendant, gros bisou à tous !

     

     

     

     

    bla bla bla bla

    Par map :: 16/07/2008 à 18:50 :: bouts de vie

    "Veuillez patienter, le train qui est derrière nous [sic, régulation du trafic probablement] a été retardé à cause d'un SDF."

     

    Dans un souci de justice et d'équité, je propose les variantes suivantes pour les prochains :

     

    "Veuillez patienter, le train qui est derrière nous a été retardé à cause d'un locataire de T3."

     

    "Veuillez patienter, le train qui est derrière nous a été retardé à cause d'un propriétaire de studette."

     

    Variantes professionnelles :

     

    "Veuillez patienter, le train qui est derrière nous a été retardé à cause d'un fleuriste / d'une gestionnaire des ressources humaines / d'un chômeur / d'un intermittent du spectacle (bouh ah la la ces intermittents...) / d'un dentiste / d'une retraitée / d'un peintre en bâtiment / d'un avocat (bouh ah la la ces avocats...)."

     

    Je vais me dispenser de rentrer dans des variantes ethniques, physiques et vestimentaires.

     

    Autant faire rentrer la musique dans des cases (en tassant et tant pis si ça déborde de tous les côtés), c'est un peu ce que je tente de faire sans trop de scrupules presque tous les jours, autant pour les gens, (attention banalité monstrueuse à l'horizon), ben je trouve ça facultatif, tiens. (Etonnant, non?)

     

    Il va de soi que je sais, la solution ne se trouve pas forcément à la source. En effet, le conducteur avait, en l'occurrence, franchement autre chose à foutre qu'analyser l'information de son collègue en la passant au crible de la réflexion sur le pouvoir du verbe et la responsabilité de chacun quant à la communication de masse, quant aux aléas des interprétations et déductions plus ou moins conscientes possibles, et quant à la probabilité qu'une fan des mots (mais qui les trouve quand même comme qui dirait dangerous, parfois) aille pondre un post sur cette fameuse phrase pondue en amont dans pleins d'oreilles pendant 2 malheureuses minutes d'arrêt supplémentaires d'une rame de métro parisien.

     

    A part ça j'espère qu'il est vivant, le gars qui a retardé ma rame.

    hé ben ça promet

    Par map :: 23/06/2008 à 16:29 :: bouts de vie

     

    L'agence immobilière avait juste oublié de faire encaisser le chèque de séquestre qui s'était caché.

     

    L'étude de notaire a pour musique d'attente celle de "Je voudrais un petit ricard dans un verre à ballon".

     

    Vous aussi, achetez dans la joie et la bonne humeur.

     

    de la veine bleutée et de sons coups de maître

    Par map :: 19/06/2008 à 19:51 :: bouts de vie

     

    Vers le Virgin des Champs. Du monde sur les Champs. Plein de monde. Sur les Champs c'est pas comme dans les champs.

     

    Dans le Virgin des Champs au moment du sortir.

    Du monde aussi partout, ça grouille et ça fourmille.

     

    Et haut-dessus de ça, partout des écrans plats.

    Et haut-dessus de ça quelque part tout s'arrête

    On se remet sur pause et on lève la tête

    "Jeunesse lève-toi" nous chante l'écran plat

    Et puis, après, voilà qu'il chante "Hallelujah"

    Jeff Buckley se fait prêtre en la messe du monde

    La musique murmure à la masse qui gronde :

    Tais-toi, si tu savais, je suis ce qui est beau

    Je suis un roi berger, vous êtes mon troupeau

    Il a suffi de rien, d'un air, de quelques notes

    Et vous restez planté, ce rien vous réconforte

    Je suis cette lumière offerte à vos oreilles

    Je vous appelle à moi et je vous émerveille

    Je vous secoue un peu mais vous en restez cois

    Les autres bougent tant, vous restez sur vos pas

    Vous n'avez pas envie de franchir cette porte

    Vous sentez que l'envie de rester est trop forte

    Alors vous traînassez près de cent GPS

    A siroter un peu le fruit de la déesse

    Evadée de l'écran, en haut de l'escalier

    Qui noie somptueusement le bruit des agités

    Entrecoupé d'un chouette "à 145 mètres

    Il faut tourner à gauche", oh oui, oh oui mon maître.

     

    Combat guitare vs gps : la technologie s'écrase, Buckley a bouffé le gps.

     

    Mais je suis sortie du Virgin, à force, quand même. Même s'il pleuvait.

     

    Liens de rigueur pour l'ambiance... :

     

    http://www.myspace.com/saez

     

    http://www.deezer.com/track/585037

     

    Et puis parce qu'il vaut mieux garder un tympan sur les originaux : http://www.deezer.com/track/69327

     

     

    tête à claque(s) (pluriel laissé à votre libre appréciation)

    Par map :: 29/05/2008 à 19:05 :: bouts de vie

     

    Aujourd'hui, j'ai fait la connaissance du sujet en or.

     

    Le sujet qui vous parle, qui vous interpelle, que dis-je, qui vous hurle dessus dans un fracas de poumons épouvantable et enthousiasmant.

     

    Le seul et inique sujet sur lequel vous avez des montagnes de trucs à dire alors que vous êtes plutôt méchamment bien placée pour savoir que vous n'avez pas révisé pour deux sous, et encore moins pour un sujet, et le seul qui vient vous absoudre de votre flemme en vous proclamant que le concours est une affaire de veinard.

     

    Le sujet de la chance, en gros. La roue de la fortune côté million. Une bombe, ce sujet, une bombe sensuelle, vous allez vous la faire, en mettant la charrue avant les chapeaux de roues et avanti, hue cocher la caravane va passer et ne s'arrêtera que quand la grande aiguille aura fait trois fois le tour du soleil, ou l'inverse.

     

    Mais je m'égare.

     

    Ladies and gentleman, le sujet :

     

    "Il me paraît dangereux en terme de défense de la diversité culturelle que de vouloir abandonner la musique en bibliothèque sous prétexte qu'internet l'a tuée."

     

    On passera sur le fait que M. Xavier Galaup a mis là un "que" qui ne sert strictement à rien d'autre qu'à faire joli, et ça fait joli, il est beau ce sujet, il est tout mimi, il ressemble à son papa, la preuve, quand on tape Xavier Galaup sur google images pour étayer ses propos, on tombe sur Tom Hanks.

     

    Pour ceux qui n'auraient pas suivi, ce sujet est tombé très précisément le lendemain de celui d'hier. Et j'ai commis hier une somptueuse prestation (cf. post précédent) à graver d'autant plus profondément dans les annales de la bêtise que ce sujet dont je vous rabats les mirettes est tombé aujourd'hui.

     

    Si j'avais consciencieusement rempli mon devoir comme tout le monde , si j'avais terrassé hier à grands coups de bic rageurs le petit diablotin de la flemme et pondu cette fichue note de synthèse sur ces (tout aussi) fichues universités populaires, peut-être aurais-je pu, bénie d'un sujet pareil, jeter un oeil dégoulinant d'espoir vers l'aérien mirage de l'admissibilité.

     

    Mais que nenni, l'école est finie, non, rien de rien, non je ne regrette rien, vu que bon...

    Je l'ai bien mérité.

    il est des jours surréalistes... (encore???) (hé oui...)

    Par map :: 28/05/2008 à 20:00 :: bouts de vie

     

    Bonjour!

     

    Tout a commencé quand j'ai vu que j'avais reçu un appel en absence.

    Après quelques hésitations, j'ai rappelé le numéro affiché.

    Il n'était pas attribué.

    Soit.

     

    Je monte dans un RER B à destination de l'aéroport Charles-de-Gaulle, pour m'arrêter à la station précédente. Une voix annonce que c'est un RER TGV, sans arrêt jusqu'au dit aéroport : je descends.

     

    Je regarde le panneau d'affichage. Tous les RER B dans l'heure à venir en direction de Charles-de-Gaulle sont signalés TGV.

    Je suis embêtée.

    Mais le prochain RER s'affiche, toutes les gares sont desservies.

    Soit.

     

    Dans le RER, on peut presque déjà repérer les candidates au concours : population majoritairement féminine, majoritairement blanche, majoritairement à lunettes.

    Une personne qui cumulait les trois s'arrête à Villepinte, une station avant le concours.

    Soit : ok, une de moins ; soit : ok, j'arrête les généralisations abusives.

     

    Concours :

    Le monsieur du micro donne l'heure de départ, en léger décalage avec la grande horloge, dont il nous dit de ne pas tenir compte. Ah, dommage.

     

    Je passe tranquillement mes deux heures à lire les documents. Quand vient le moment de composer, je compose. Un poème rapide. Il ne rentrera pas sur la première page, et puis on a sa pudeur tout de même.

    Soit. Il sera sur la seconde. Mais que mettre sur la première? Ben, la note de synthèse. Enfin une idée de plan, toujours. Dans note de synthèse, je retiens synthèse et au diable la note. Eliminatoire, certes. C'est parfaitement crétin mais fichtrement jouissif.

     

    Je manque souvent de mémoire, je manque cruellement de volonté et je manque désespérement d'ambition.

    Mais je ne manque pas de chocolat.

     

    A un moment, un des nombreux moments où je regarde l'heure, la grande aiguille bondit d'un coup, on passe de cinq heures moins cinq à cinq heure deux. J'explose de rire (silencieusement rassurez-vous) pendant les 5 minutes suivantes.

     

    Dans la gare du Nord, en sortant, en flânant, je passe très rapidement dans une boutique. Je ne sais pas si c'est la radio, mais je tombe sur l'instant où une voix féminine demande "quel est le sens de la vie?"

     

    Ben, aujourd'hui, la vie, elle était bourrée, je crois .

     

     

    pj : le poème en question :

     

    Il est une vallée où tout est vert fleuri

    Je ne sais où aller, si je rends ma copie

    Elle ne sera pas blanche en effet elle est bleue

    Je ne peux que la voir dans le bleu de ses creux

     

    Ecrire, et pourquoi faire, hé oui, pourquoi (?), en somme

    Sur l'université et sur le populaire

    Deux mots crus qui me croquent à eux seuls tout mon vers

    Et nulle envie pourtant de tomber dans la pomme

     

    J'aurais voulu partir au bout d'une heure ou deux

    En rendant un papier de trois ou quatre pages

    Et me hisser gaiement au dehors, à l'étage

    Voir si le ciel copie la copie, s'il est bleu

     

    Mais las ! Mais là déjà cinq heures moins le quart

    Pas même pour l'intro une poignée de mots (!)

    Reposons voulez-vous les doigts et le cerveau

    Et partons vaillamment sans nous mettre en retard.

     

    (Au départ j'avais écrit :

    "Pressons-nous voulez-vous les doigts et le cerveau

    Et travaillons gaiement sans nous mettre en retard."

    Mais bon... comme je ne me suis pas écoutée...)

     

    (J'aurais pu leur en faire un mieux, quand même. Au moins.)

     

    Mais comment attraper un fou rire sur un quai de métro?

    Par map :: 19/04/2008 à 18:51 :: bouts de vie

     

    Tout commence avec un document de sept pages, un résumé de plusieurs heures de lectures, qui se retrouve écrasé par un document de deux pages que j'étais censée avoir enregistré comme étant une version plus aboutie dudit document.

     

    Deux jours après, je termine ma semaine de travail.

    Je me dis qu'il faisait chaud dans cette salle toute la journée.

    Je me rends compte a posteriori que j'aurai simplement pu enlever mon gilet.

     

    "Batterie faible"

     

    Je prends le bus.

    Contente de prendre de la distance avec ma petite rédac à faire qui ne s'apparente en rien à un sonnet et qui, du coup, me donne un peu plus de fil à retordre.

    Je sors du bus.

    Je me rends compte que mon lecteur mp3 n'est plus dans ma poche, que ses écouteurs n'ont visiblement pas eu le temps de se greffer à mes oreilles, et que c'est donc surtout avec lui que je viens de prendre de la distance.

     

    "Batterie faible"

     

    J'arrive sur le quai du métro. Je textote une version de Mémé Zaventures à une amie pour la faire rire, puisqu'après tout c'est toujours pas la fin des haricots rouges.

     

    Un long texto qui en fait deux. J'apporte la touche finale. Je m'approche à doigts feutrés de la touche "envoyer"...

     

    "Batterie faible. Recharger votre batterie" Czouic, fondu au noir.

     

    Ou comment attraper un fou rire sur un quai de métro.

     

     

    si vous avez une idée de titre...

    Par map :: 03/03/2008 à 22:28 :: bouts de vie

     

    Aglaé a glané un glaïeul

    Philomèle a fouetté son filleul

     

    Et moi je passe et ne repasse pas, je n'aime pas croiser le fer et taper du poing sur la table, je n'aime pas quand ça chauffe et quand ça ne fait plus un pli.

     

    Je n'ai rien à dire.

     

    Si je me taisais?

     

    Vous n'auriez rien à lire.

     

    Vous désirez?

     

    Un thé toi, un thé sans que je menthe, une taie sur l'orée de laquelle adosser son oreille et recroquevillée aller m'abandonner au silence serein jusqu'au petit matin.

     

     

     

    J'ai la flemme d'aller dormir

    Par map :: 07/01/2008 à 0:48 :: bouts de vie

     

    Je ne veux pas aller me coucher.

     

    Le sommeil est une petite mort, et la mort une perte de temps. Je voudrais écouter ce CD toute la nuit, recommencer demain sans même m'arrêter, et grapiller des heures et voler des secondes, chaparder ces moments qui seront toujours trop courts, ceux où la beauté de la vie nous fait briller les yeux en flirtant avec les oreilles, où l'on a envie de monter le son, se rendre sourd pour mieux entendre, fermer les yeux pour mieux y voir, les sens qui dans le silence de la nuit étincellent, sentinelles, veilleurs de vie, alimenter la bougie en jouant avec la cire et en mettre partout, les mains qui bougent, taper taper partout, air-batterie pour caresser les notes et se les mettre martel en tête, oublier qu'on est en train de vivre pour oublier qu'un jour on aura à mourir.

    Je ne veux pas aller me coucher, je veux pousser demain dans ses derniers retranchements, laisser mes doigts danser, garder les yeux ouverts, et perdre mon temps à le remplir.

     

    Il est une heure du matin, je suis claquée, j'ai envie d'aller marcher des heures dans Paris avec mon baladeur.

     

    Bon allez, je vais me coucher. Mais à reculons.

    bulletin météo

    Par map :: 15/11/2007 à 21:57 :: bouts de vie

     

    L'air tout frais de Paris ce froid qui nous saisit mériterait ici que je parle de lui.

     

    Ce petit froid si doux qui titille les joues, sec et lumineux, un peu comme si on ouvrait la porte du congélateur mais en gardant ses deux mains bien au chaud au fond de ses poches.

     

    Ce rose dans le ciel au lever du soleil qui se colle à nos joues pour les y assortir, et sortir de nos trous nos sourires vermeils et gelées nos oreilles écharpe autour du cou, pour nous tenir debout ce vent qui nous réveille et puis qui nous secoue, sentir mille merveilles dans la vie qui s'ébroue,

    et voir dans la froidure la soif des aventures et la faim du chemin qui nous réchauffera.

     

     

    billet anti-chaussures

    Par map :: 24/09/2007 à 2:48 :: bouts de vie

     

    La nuit m'a réservée une ambiance imprévue.

     

    Je rentre de Créteil après une sympathique soirée, mes yeux se ferment dans le dernier métro, je lutte, je ne sais pas encore que j'aurais bientôt une fort bonne raison d'être fort bien réveillée :

     

    le dernier métro ne va pas jusqu'à Balard, il s'arrête à République. Or quand vous arrivez à 1h25 à République, vous avez beau scruter les horaires des derniers métros en étant super concentrée, faut avoir un sacré pouvoir pour faire apparaître un dernier métro bis qui vous mènera jusqu'à votre oreiller.

     

    Il est 1h30, je suis à République, et j'ai des chaussures qui ne m'avaient jamais fait mal au pieds, sauf aujourd'hui, et surtout aujourd'hui.

     

    Je vois un rat courir sur un quai (ça y est j'en ai vu un ! Depuis Ratatouille je n'attendais que ça ! enfin... toutes proportions gardées...), et je remonte à la surface. Je tourne un peu sans trop savoir où je dois aller, je vois des Noctiliens qui ne vont pas dans le bon sens, ou alors je les vois trop tard. Je zappe l'option Vélib' pour cause de phobie de la circulation parisienne. J'hésite beaucoup et longtemps à enlever mes chaussures.

     

    Et c'est parti : à presque 2h du mat', je traverse Paris pieds nus avec pour seul plan celui du métro.

     

    (Que les âmes bienveillantes et inquiètes se rassurent : j'étais en pantalon-veste, je suis passée par les Grands Boulevards tranquilles et éclairés, et j'ai regardé où je mettais les pieds. L'aventure ok, mais avec le sourire  )

     

    Et bien ce n'est nouveau pour personne, mais c'est super jouissif de marcher pieds nus, à tel point que ça ne m'aurait pas dérangée de devoir marcher 1h de plus. Les chaussures c'est nul ça sert à rien ça pue et ça fait mal.

     

    Et à 2h30 j'étais rentrée. Paris c'est pas si grand quand la lune est sereine...

     

     

     

    des gens, gentiment

    Par map :: 23/09/2007 à 14:42 :: bouts de vie

    étude patchwork :

     

    morceau de tissu n°1 : 22/09.

     

    Festival "Cergy soit !" (que je recommande pour l'année prochaine, jongleurs, comiques, acrobates, musiciens et illuminations, un joli morceau de rêve).

    Concert des Fatals Picards. Public très motivé, en mouvement, verticalement et ... horizontalement, dans tous les sens. Je perçois que quelque chose d'humain (et de féminin, je crois) a été déstabilisé et n'arrive plus à la hauteur adéquate. Je me penche et, avec un autre être mouvant à côté, je l'extrais jusqu'à la surface de notre mer démontée. ça nous a pris une bonne poignée de secondes, pendant lesquelles il a du se passer pas mal de trucs dans la tête de celle qui avait chu...

    Un des chanteurs plus tard nous a dit qu'une dame sur le côté cherchait son fils Etienne, 10 ans. J'espère qu'il est en vie. Sinon c'était très bien, je me suis un peu décalée vers l'arrière et j'ai pu danser plus tranquille. Il valait mieux utiliser les courants de navigation, parce qu'un quadra-quinqua essayait visiblement de sortir mais rencontrait ostensiblement quelques difficultés (j'aurais bien aimé entendre les mots qui lui traversait l'esprit). Par contre, le quinqua-sexa à côté duquel je me suis retrouvée, lunettes, air de papi, cheveux rares et gris, avait l'air ravi.

     

    morceau de tissu n°2 : 23/09.

     

    Vous avez déjà eu des difficultés à caser tout le monde sagement sur une photo de groupe?

    Vous avez déjà vécu ces longs moments où, pour des photos de mariage, vous devez rester plantés en attendant que le photographe puisse avoir tout le monde?

    Une solution existe.

    Vous réunissez les futurs photographiés devant ... tadam ...

    La Breizh Parade sur les Champs.

    Spontanément, chacun va vouloir voir, et tous les visages vont s'encastrer magnifiquement, sur les marches du Grand Palais, par exemple. Un truc de malade comme ça marche.

    Mais quitte à faire des photos, autant faire une galerie thématique. D'ailleurs, il faut que je me trouve un appareil, ça rendrait ce post plus réaliste, par exemple.

     

    Dans la série "je me positionne de façon à regarder passer les binious", listing des options:

     

    Pour beaucoup :

    Murets de sortie de métro.

    Morceaux de trottoirs qui dépassent. à la queue leu leu, c'est mieux.

    Barrières.

    Souches.

    Camions.

    Bancs. (Un incontournable, le banc).

    Marches du Grand Palais (oui c'était drôle ça m'a marquée)

     

    Pour les escaladeurs (c'est si mignon) :

    Arbres.

    Lampadaires.

    Epaules en tous genres (public majoritairement féminin ou schtroumf).

     

    Pour les prévoyants :

    Tabourets pliables.

    Supers échafaudages high tech (ouais bon ok c'était juste pour les cameramen...)

    Escabeau.

    Et le meilleur :

    Echelle. Oui ça c'est la version familiale de l'escabeau. Tu poses tes mômes en fonction de leur âge sans te tuer les cervicales.

     

    Je ne regrette pas d'être allée me ballader ce week-end, moi.

     

     

    écriture semi-automatique

    Par map :: 19/09/2007 à 22:43 :: bouts de vie

     

    Je crois avoir perdu mon plan bleu de Paris

    Dans le bus 21 venant de Montsouris

    J'ai mangé des cahouètes et mangé des carbo

    Et vais me préparer un bon chocolat chaud.

     

    Se poser ondoyer arrêter les sonnets et se laisser porter par les mots et leurs traits,

    Jeter la rime en -é, ah voilà c'est fini, mettre sur le tapis quelques jolis souris

    puis se perdre au hasard au détour d'un retard sur le quai d'une gare où l'on court, léopard...

    ...mais voir le train perdu s'échapper dans les nues et râler, éperdu, sans trop de retenue,

    et finir en sanglots, oh non c'est un peu trop, en faire des kilo pour une rime en -o

    et se dire ça va, on va clôturer là, parce que le chocolat, il n'est toujours pas là.

     

    JV tout en souhaitant bonne nuit aux passants.

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