Démo de moi, des mois de motshttp://marieparaire.zeblog.com/ |
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(dans la lignée du lâcher quantitatif de mots du moment ...Par map :: 20/09/2007 à 18:12 :: autour du bic et de la plume
... j'avoue que je suis dans une phase où je poste pour poster, la qualité s'en ressent désolée...)
J'écris pour me vider j'écris pour me remplir Je ne sais pas pourquoi j'écris J'écris pour diffuser juste un peu de chaleur mais où est la chaleur et où est le soleil? Quels que soient les débats on rêve tous pareil et ça fait des jolis arcs-en-ciel dans nos pleurs et ça fait des petits grains de sel sur nos peurs, et c'est assaisonné on est assez sonnés on oublie que nos yeux un jour vont nous piquer on préfère courir dans le vent droit devant et se prendre des vents en prenant les devants et se dire après coup en y réfléchissant, un peu, que tout ce qui sera dit ici sera retenu contre vous, dans le sens où tout sera cru même les faux filets, mais ce n'est pas grave, vous avez un avocat qui pousse dans votre chambre, dans un verre de Nutella (avec le petit R en haut à droite), tenu par trois aiguilles raides comme la justice, et puis, de toute façon, vous écrivez ce que vous voulez, alors bon, hein, voilà, quoi.
(Que ceux qui n'ont rien compris se rassurent, ceux qui ont tout compris peuvent peut-être commencer à s'inquiéter, par contre "ma philosophie", comme dirait l'autre.Par map :: 19/08/2007 à 21:37 :: autour du bic et de la plume
Avertissement : texte à ne lire que si le verre est plein plein, sinon, ce texte étant un véritable concentré d'optimisme sirupeux, il peut se révéler particulièrement vomitif dans certains cas.
« Pourquoi écrivez-vous des poèmes que si peu de gens lisent aujourd’hui ? » (question de J. Charpentreau, qui dirige Le Coin de table) Quand ma plume s’attarde, c’est pour combattre l’inachevé : un mot est passé, une idée, une rime, je l’ai cueillie pour ne pas la laisser filer, et après il a bien fallu faire quelque chose avec. Mais j’écris peu et j’ai donc peu de légitimité pour répondre à cette question. Ce peu vient d’un manque de temps, du fait que mon énergie est sollicitée par ailleurs, et surtout d’une absence de besoin. La poésie trouve peu de lecteurs, le mail, d’office, en prend un en otage : je m’impose davantage à travers ce moyen. L’absence de légitimité n’ayant jamais empêché quelqu’un de donner son avis quand il en avait envie, voici le mien : Parce que la prise de parole est toujours une prise de pouvoir (vous pouvez le constater à l’instant), je cherche dans la poésie celui de faire rire, celui de faire vivre, celui d’être entendue. Orhan Pamuk écrit parce qu’il est fâché (et ça peut certainement se concevoir), j’aimerai pouvoir écrire pour que les gens ne le soient pas (du moins pas pendant qu’ils me lisent…). Comme Aldebert le fait dans ses chansons, écrire pour leur montrer l’existence de « paradis disponibles »· (et non artificiels). Pour dire qu’on ne peut pas trouver le bonheur, parce que ce dernier est peut-être une action, la chance d’avoir la capacité de garder les yeux ouverts dessus : « Le bonheur c’est d’arriver à / Désirer ce qu’on a déjà »·. Ou pour prendre une référence plus reconnue* : « Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme de volonté » (Alain). (Et c’est effectivement beaucoup plus fatigant d’être volontaire que de se laisser porter par son humeur.) Alors dans ce monde où le bonheur est ringard et honteux (« Comment ? Vous osez encore être heureux avec tout ce qui se passe ? »), dans ce pays riche et privilégié qui bat des records en matière de consommation d’anti-dépresseurs, j’aimerai pouvoir me servir de la poésie juste pour parler des trains qui arrivent à l’heure. Quitte à inventer au passage des histoires de poissons qui se noient.
Je suis heureuse. Je plaide non coupable. · « Chercher en vain Byzance / La félicité suprême impossible / Il nous reste l’imagerie d’aisance / Des paradis disponibles » (s’ensuivent quelques exemples…conclus par « Petite sœur / Le bonheur est partout / Pourquoi chercher ailleurs / Ce que l’on a en nous ». Extraits de « Des Chatons dans un panier », dans l’album Les Paradis disponibles)
Le Coin de table, juillet 2007
invitationPar map :: 24/03/2007 à 20:55 :: autour du bic et de la plume
Laissez-les, ciselés, glisser sur le saisi Les syllabes zélées, les sizains cramoisis,
Déshabillez ces cils faits de pattes de mouche, Faites que d'un clin d'oeil ces valseuses nous touchent
Faites les valdinguer jusqu'à la frénésie Que leur aise nous plaise et nous laisse transis
Qu'elle fusent vers nous en vives escarmouches Qu'elles fassent briller les bravos dans nos bouches
Et que levant nos yeux et nos verres à ces rires Nous disions "Saleté! J'aurai aimé l'écrire". oh mon stylo-oho-oho !!!Par map :: 26/01/2007 à 21:21 :: autour du bic et de la plume
Les autres, ces méchants, qui ont déjà tout dit
Mon stylo doit aller dans sa dernière couche,
J'ai dit « c'est vain », vingt fois, cent fois et sans répit.
Qu'ils s'amusent tout seuls, et ne vous en déplaise.
(extrait Démo et Rimbaud 006) |
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