Démo de moi, des mois de motshttp://marieparaire.zeblog.com/ |
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mapmarie paraire, prêteuse de musique, correctrice, pondeuse occasionnelle des textes ici présents BlogCatégoriesDerniers billetsCompteursLiensFils RSS |
l'appel du large, ou web outPar map :: 06/08/2008 à 22:33 :: bouts de vie
Déco. Peindre. DVD. Lire. Musique. Jardiner. Concerts. Faire du sport (wahaha, hmm, pardon.) Ecrire?
Ne plus lire vdm, ne plus chercher à faire de vraies phrases avec un quart de cerveau disponible sur msn, ne plus avoir tout toujours à portée de clic. Remettre à plus tard la lecture des blogs... Redécouvrir la vie SANS.
J'ai fait mon nid dans la toile mais la grande araignée est une mère poule et il est temps de prendre mon envol quelques temps.
Ce blog va donc être en sommeil pendant une durée indéterminée, mais ne l'était-il pas déjà à moitié ?
Je ne serais pas étonnée de revenir assez vite... Ou pas. On verra!
En attendant, gros bisou à tous !
bla bla bla blaPar map :: 16/07/2008 à 18:50 :: bouts de vie
"Veuillez patienter, le train qui est derrière nous [sic, régulation du trafic probablement] a été retardé à cause d'un SDF."
Dans un souci de justice et d'équité, je propose les variantes suivantes pour les prochains :
"Veuillez patienter, le train qui est derrière nous a été retardé à cause d'un locataire de T3."
"Veuillez patienter, le train qui est derrière nous a été retardé à cause d'un propriétaire de studette."
Variantes professionnelles :
"Veuillez patienter, le train qui est derrière nous a été retardé à cause d'un fleuriste / d'une gestionnaire des ressources humaines / d'un chômeur / d'un intermittent du spectacle (bouh ah la la ces intermittents...) / d'un dentiste / d'une retraitée / d'un peintre en bâtiment / d'un avocat (bouh ah la la ces avocats...)."
Je vais me dispenser de rentrer dans des variantes ethniques, physiques et vestimentaires.
Autant faire rentrer la musique dans des cases (en tassant et tant pis si ça déborde de tous les côtés), c'est un peu ce que je tente de faire sans trop de scrupules presque tous les jours, autant pour les gens, (attention banalité monstrueuse à l'horizon), ben je trouve ça facultatif, tiens. (Etonnant, non?)
Il va de soi que je sais, la solution ne se trouve pas forcément à la source. En effet, le conducteur avait, en l'occurrence, franchement autre chose à foutre qu'analyser l'information de son collègue en la passant au crible de la réflexion sur le pouvoir du verbe et la responsabilité de chacun quant à la communication de masse, quant aux aléas des interprétations et déductions plus ou moins conscientes possibles, et quant à la probabilité qu'une fan des mots (mais qui les trouve quand même comme qui dirait dangerous, parfois) aille pondre un post sur cette fameuse phrase pondue en amont dans pleins d'oreilles pendant 2 malheureuses minutes d'arrêt supplémentaires d'une rame de métro parisien.
A part ça j'espère qu'il est vivant, le gars qui a retardé ma rame. l'épanchement des pansementsPar map :: 11/07/2008 à 22:32 :: sonnet les matines
Je pense que je penche et que je vais tôt choir, Mais non je fais la planche et je ne penche plus Ce qui n'est pas le cas de ma petite rue Dont la pente est fidèle à mes pieds tout déchus
Souventefois la planche a fait suite au séchoir Et la fraîche chemise y a bondi dessus Pour ne plus que ses plis offensent notre vue Passe et repasse en vain la poigne qui les tue
Ou devrait les tuer, parce que si c'est en vain Cela signifie bien que ces plis sont vilains Et se refusent à fuir la chemise proprette
Je pense que je penche, en tout cas, dans ma tête, Il ne se passe pas grand chose, ou plutôt rien A en juger ici par toutes ces sornettes.
BacchanalesPar map :: 06/07/2008 à 19:49 :: chroniques
Recyclage d'un post du 10 juin 2006 échoué sur un blog mort, ressorti après le visionnage d'une vidéo Taratata sur laquelle Grand Corps Malade et Mathias Malzieu reprennent "Les Daltons".
Il était une fois… un concert de Dionysos. Qu’il faut que je raconte avant d’avoir tout oublié. Déjà, petite précision : autant je trouve leurs paroles chouettissimes puisque complètement déjantées, autant leur musique, hormis quelques chansons et quelques bouts de mélodies, est loin de m’entraîner dans les sommets de l’extase auditive (ça serait d’ailleurs sympathique si la fille chantait un peu plus, non ?). (rajout 2008 : ça tombe bien, elle a sorti un chouette CD, Babet : Drôle d'oiseau. J'ai été exaucée.) Mais il faut reconnaître que sur scène …ça vaut le coup d’y aller ne serait-ce que pour applaudir les éclairagistes. Et le phénomène Matthias. Dans le genre « chihuahua cocaïnomane »(comme dirait l’autre), il se défend pas mal, le monsieur. Il s’est jeté avec force fougue sur son public (ouais, le vieux truc de rocker qui veut déchaîner les foules en s’appuyant dessus, c’est fun). Du coup ya des gars du public qui ont voulu voir ce que ça faisait et qui se sont fait balader par-ci par-là. On avait des jambes qui cachaient un bout de la scène, de temps en temps. J’ai le pressentiment que le Matthias n’avait pas trop envie qu’on lui vole la vedette parce qu’il a remis ça, d’ailleurs si vous voulez être rocker à succès ou président, ça marche ! La preuve : la chanson sur laquelle il s’est offert un aller-retour en « mains » (le seul moyen de locomotion qui embauche 300 personnes pour en faire circuler une, visez l’arnaque…) et une petite escalade en prime a été encore plus applaudie que les autres. Enfin, le must, c’est de voir qu’il a toujours plaqué sur la face le sourire d’un gamin de 10 ans qui vient de gagner aux billes. Tout ça s’inscrivait au cœur du festival Skabazac ou il y avait plein d’autres groupes sur lesquels il aurait été très intéressant de disserter… Mais en fait, j’ai appris quelque chose sur moi qui se vérifie ici : j’ai une mémoire vive correcte (avec plein de barrettes fonctionnelles et tout), mais ma mémoire morte est pourrie, pour tous les moments passés de ma vie j’ai le disque dur qui devient mou c’est taffreux (copyright Sophie pour cette chouette comparaison et cette judicieuse analyse…). Il me reste un morceau de souvenir quand même (mais suffisamment énorme pour avoir évité le formatage) concernant le concert d’ouverture des « X Makeena » : sur scène, un gars avec une blouse de travail verte (avec les 2 zips de haut en bas et tout) et un casque d’aviateur, un autre avec des dreads et une peau de bête (ou un truc qui y ressemble en tout cas), et le troisième qui a gardé le visage masqué et qui faisait un peu la chauve-souris en dansant dans son bel habit noir…Voilà c’était rigolo. Pour info et pour finir, l’an prochain allez-y s’ils changent de site ou s’ils arrosent la terre ou s’ils plantent de la pelouse ou quelque chose, parce qu’avec toute la poussière que je me suis prise dans le nez, j’aurais pu y faire pousser de la ciboulette. hé ben ça prometPar map :: 23/06/2008 à 16:29 :: bouts de vie
L'agence immobilière avait juste oublié de faire encaisser le chèque de séquestre qui s'était caché.
L'étude de notaire a pour musique d'attente celle de "Je voudrais un petit ricard dans un verre à ballon".
Vous aussi, achetez dans la joie et la bonne humeur.
de la veine bleutée et de sons coups de maîtrePar map :: 19/06/2008 à 19:51 :: bouts de vie
Vers le Virgin des Champs. Du monde sur les Champs. Plein de monde. Sur les Champs c'est pas comme dans les champs.
Dans le Virgin des Champs au moment du sortir. Du monde aussi partout, ça grouille et ça fourmille.
Et haut-dessus de ça, partout des écrans plats. Et haut-dessus de ça quelque part tout s'arrête On se remet sur pause et on lève la tête "Jeunesse lève-toi" nous chante l'écran plat Et puis, après, voilà qu'il chante "Hallelujah" Jeff Buckley se fait prêtre en la messe du monde La musique murmure à la masse qui gronde : Tais-toi, si tu savais, je suis ce qui est beau Je suis un roi berger, vous êtes mon troupeau Il a suffi de rien, d'un air, de quelques notes Et vous restez planté, ce rien vous réconforte Je suis cette lumière offerte à vos oreilles Je vous appelle à moi et je vous émerveille Je vous secoue un peu mais vous en restez cois Les autres bougent tant, vous restez sur vos pas Vous n'avez pas envie de franchir cette porte Vous sentez que l'envie de rester est trop forte Alors vous traînassez près de cent GPS A siroter un peu le fruit de la déesse Evadée de l'écran, en haut de l'escalier Qui noie somptueusement le bruit des agités Entrecoupé d'un chouette "à 145 mètres Il faut tourner à gauche", oh oui, oh oui mon maître.
Combat guitare vs gps : la technologie s'écrase, Buckley a bouffé le gps.
Mais je suis sortie du Virgin, à force, quand même. Même s'il pleuvait.
Liens de rigueur pour l'ambiance... :
http://www.deezer.com/track/585037
Et puis parce qu'il vaut mieux garder un tympan sur les originaux : http://www.deezer.com/track/69327
sur le fil folletPar map :: 06/06/2008 à 20:31 :: chroniques
Hou qu'il est beau le ukuléléPar map :: 04/06/2008 à 19:02 :: chroniques
Compte-rendu du tout chouette concert de Marie Darling, Aloyse et ses comparses et Uni from San Francisco, le lundi 02 juin 2008, au Baroc', dans le 10ème.
Le genre de concert où on se dit après : mais pourquoi j'en ai pas parlé aux gens avant ?
1ère partie : Marie Darling. Première prestation en solo de cette chanteuse du Katzenjammer Kabarett. Champagne.
Sacha Guitry rapportait cette anecdote ; "Une jeune actrice qui affirmait dans un salon, à Sarah Bernard, n’avoir jamais le trac, s’entendit répondre par l’immense dame du théâtre français: «Ça viendra, vous verrez, plus tard, quand vous aurez du talent!»."
Marie Darling avait le trac, et pour cause, elle a du talent. D'ailleurs, elle avait vachement le trac, d'ici à en déduire qu'elle a vachement de talent, il n'y a qu'un pas, que je franchirai allègrement d'un petit bond joyeux, tiens. Parce que oui, elle fait ce qu'elle veut avec sa super voix et son visage entier est super expressif, c'est dire si on la regarde, et en plus elle a un petit coeur dessiné sur la joue, c'est dire si on l'aime. Cest peut-être le trac qui lui fait un peu oublier le public lors de ses petits apartés qui lui redonnent confiance, mais quand elle regardera le public (ou la caméra) en face, elle verra que la confiance lui est toute acquise, avec plein de petits trucs autour, comme l'admiration et le plaisir d'être simplement là à l'écouter !
2ème partie : Aloyse, Cyril Lefebvre & Bertrand, Aloyse en soprano sur des chansons début de siècle (celui d'avant), pour un petit voyage vers les origines de ce petit instrument joyeux traditionnel des îles Hawaii. Trois ukulélés et entre autres du Tino Rossi, non rien n'a vieilli, la fraîcheur de ces chansons est intacte et dans ce petit bar parisien, en 2008, on en sirote les notes.
3ème partie : Uni, de San Francisco. Et son ukulélé aussi bien sûr. Alors elle, elle a l'air de rien. Mais quand elle ouvre la bouche, exit la petite robe avec des licornes mauves dessinées dessus, oubliés le filet noir qui pend avec plein de cheveux dedans et le maquillage vert appuyé sur les yeux, envolées les chaussures à talons jaunes un poil trop grandes : madame a la classe. Elle fait jaillir son chant magique de son sourire aussi prestement qu'un lapin sortirait de son chapeau si elle en avait un. La petite Uni unit nos oreilles et nos regards pour les tendre vers elle, et quand Aloyse et Marie Darling viennent faire les choeurs, la bonne humeur et le talent qui ont bercé toute la soirée deviennent particulièrement concentrés.
Pif paf pouf, la soirée se termine, on garde ce concentré en boîte et on repart avec de la pêche et des étoiles agrafées au cerveau.
prise catch et reprises de coatchPar map :: 30/05/2008 à 22:53 :: chroniques
un petit morceau du Mademoiselle de Berry http://www.deezer.com/track/838800
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et une petite série sur Полюшко-поле, et oui, c'est un chant traditionnel russe (Plaine, ma plaine / Field, my field / Polyushko Polye), un truc d'encouragements aux guerriers en plus, bouh, comme si on avait envie d'aller se faire trucider en entendant ça, j'te jure...
Bon, si vous devez n'en écouter qu'une version, vive Sirba Octet : http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendID=164371438 (ça suppose de cliquer sur Poliouchka.)
Une version un peu martiale et pour ceux qui aiment les chevaux : http://www.youtube.com/watch?v=_KbT-iA5768&feature=related
Une version française, la traduction n'est pas fidèle mais ça a son petit charme d'antan : http://www.deezer.com/track/294679
Une version pour ceux qui aiment la balalaika : http://www.youtube.com/watch?v=wWvMuZLQZN0&feature=related
Une version pour ceux qui aiment encore les chevaux mais avec des gens dessus, et parce qu'on comprend mieux les passages insérés en anglais et puis surtout parce que je la trouve drôle : http://www.youtube.com/watch?v=lJncDnmbG0E&feature=related
Une version remixée dance pop qui commence comme du flamenco, où ya une danseuse avec une jupe courte, et toujours avec des chevaux (elle doit avoir un feeling avec les chevaux cette chanson...) (il va sans dire que je la trouve très drôle aussi) : http://www.youtube.com/watch?v=zdgT3-hlmE8&feature=related
Et pour voir l'effet que ça peut avoir, un chant traditionnel russe, sur des gens qui ne parlent pourtant même pas russe, comment c'est vivant un chant traditionnel, comment ça reste dans la tête et comment ça se balance d'un tympan à l'autre et comment non, jamais, non music will never die et la mélodie oui la mélodie toujours nous revient à jamais plus belle et sous sa dentelle et sous le refrain on trouve la vie (euh, bref, donc) : http://www.youtube.com/watch?v=XH5m0-9BhwA&feature=related
Et après ça normalement on se remet la version un peu plus raffinée du Sirba Octet, quand même, ça va bien de rigoler deux minutes...
(c'est bon vous l'avez bien dans la tête, là?
PS : et même ya du rab grâce à Marc : une version metal just for us ! Ladies and gentlemen, "Under the Dark Moon Of Polyushka Polye" by Sir Darius : http://www.zenhaven.org/files/polyushka_metal_II.mp3 ou en version plus longue : Polyushka's Macabre Legions : http://www.zenhaven.org/files/polyushka_metal_III.mp3
tête à claque(s) (pluriel laissé à votre libre appréciation)Par map :: 29/05/2008 à 19:05 :: bouts de vie
Aujourd'hui, j'ai fait la connaissance du sujet en or.
Le sujet qui vous parle, qui vous interpelle, que dis-je, qui vous hurle dessus dans un fracas de poumons épouvantable et enthousiasmant.
Le seul et inique sujet sur lequel vous avez des montagnes de trucs à dire alors que vous êtes plutôt méchamment bien placée pour savoir que vous n'avez pas révisé pour deux sous, et encore moins pour un sujet, et le seul qui vient vous absoudre de votre flemme en vous proclamant que le concours est une affaire de veinard.
Le sujet de la chance, en gros. La roue de la fortune côté million. Une bombe, ce sujet, une bombe sensuelle, vous allez vous la faire, en mettant la charrue avant les chapeaux de roues et avanti, hue cocher la caravane va passer et ne s'arrêtera que quand la grande aiguille aura fait trois fois le tour du soleil, ou l'inverse.
Mais je m'égare.
Ladies and gentleman, le sujet :
"Il me paraît dangereux en terme de défense de la diversité culturelle que de vouloir abandonner la musique en bibliothèque sous prétexte qu'internet l'a tuée."
On passera sur le fait que M. Xavier Galaup a mis là un "que" qui ne sert strictement à rien d'autre qu'à faire joli, et ça fait joli, il est beau ce sujet, il est tout mimi, il ressemble à son papa, la preuve, quand on tape Xavier Galaup sur google images pour étayer ses propos, on tombe sur Tom Hanks.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi, ce sujet est tombé très précisément le lendemain de celui d'hier. Et j'ai commis hier une somptueuse prestation (cf. post précédent) à graver d'autant plus profondément dans les annales de la bêtise que ce sujet dont je vous rabats les mirettes est tombé aujourd'hui.
Si j'avais consciencieusement rempli mon devoir comme tout le monde , si j'avais terrassé hier à grands coups de bic rageurs le petit diablotin de la flemme et pondu cette fichue note de synthèse sur ces (tout aussi) fichues universités populaires, peut-être aurais-je pu, bénie d'un sujet pareil, jeter un oeil dégoulinant d'espoir vers l'aérien mirage de l'admissibilité.
Mais que nenni, l'école est finie, non, rien de rien, non je ne regrette rien, vu que bon... Je l'ai bien mérité. il est des jours surréalistes... (encore???) (hé oui...)Par map :: 28/05/2008 à 20:00 :: bouts de vie
Bonjour!
Tout a commencé quand j'ai vu que j'avais reçu un appel en absence. Après quelques hésitations, j'ai rappelé le numéro affiché. Il n'était pas attribué. Soit.
Je monte dans un RER B à destination de l'aéroport Charles-de-Gaulle, pour m'arrêter à la station précédente. Une voix annonce que c'est un RER TGV, sans arrêt jusqu'au dit aéroport : je descends.
Je regarde le panneau d'affichage. Tous les RER B dans l'heure à venir en direction de Charles-de-Gaulle sont signalés TGV. Je suis embêtée. Mais le prochain RER s'affiche, toutes les gares sont desservies. Soit.
Dans le RER, on peut presque déjà repérer les candidates au concours : population majoritairement féminine, majoritairement blanche, majoritairement à lunettes. Une personne qui cumulait les trois s'arrête à Villepinte, une station avant le concours. Soit : ok, une de moins ; soit : ok, j'arrête les généralisations abusives.
Concours : Le monsieur du micro donne l'heure de départ, en léger décalage avec la grande horloge, dont il nous dit de ne pas tenir compte. Ah, dommage.
Je passe tranquillement mes deux heures à lire les documents. Quand vient le moment de composer, je compose. Un poème rapide. Il ne rentrera pas sur la première page, et puis on a sa pudeur tout de même. Soit. Il sera sur la seconde. Mais que mettre sur la première? Ben, la note de synthèse. Enfin une idée de plan, toujours. Dans note de synthèse, je retiens synthèse et au diable la note. Eliminatoire, certes. C'est parfaitement crétin mais fichtrement jouissif.
Je manque souvent de mémoire, je manque cruellement de volonté et je manque désespérement d'ambition. Mais je ne manque pas de chocolat.
A un moment, un des nombreux moments où je regarde l'heure, la grande aiguille bondit d'un coup, on passe de cinq heures moins cinq à cinq heure deux. J'explose de rire (silencieusement rassurez-vous) pendant les 5 minutes suivantes.
Dans la gare du Nord, en sortant, en flânant, je passe très rapidement dans une boutique. Je ne sais pas si c'est la radio, mais je tombe sur l'instant où une voix féminine demande "quel est le sens de la vie?"
Ben, aujourd'hui, la vie, elle était bourrée, je crois
pj : le poème en question :
Il est une vallée où tout est vert fleuri Je ne sais où aller, si je rends ma copie Elle ne sera pas blanche en effet elle est bleue Je ne peux que la voir dans le bleu de ses creux
Ecrire, et pourquoi faire, hé oui, pourquoi (?), en somme Sur l'université et sur le populaire Deux mots crus qui me croquent à eux seuls tout mon vers Et nulle envie pourtant de tomber dans la pomme
J'aurais voulu partir au bout d'une heure ou deux En rendant un papier de trois ou quatre pages Et me hisser gaiement au dehors, à l'étage Voir si le ciel copie la copie, s'il est bleu
Mais las ! Mais là déjà cinq heures moins le quart Pas même pour l'intro une poignée de mots (!) Reposons voulez-vous les doigts et le cerveau Et partons vaillamment sans nous mettre en retard.
(Au départ j'avais écrit : "Pressons-nous voulez-vous les doigts et le cerveau Et travaillons gaiement sans nous mettre en retard." Mais bon... comme je ne me suis pas écoutée...)
(J'aurais pu leur en faire un mieux, quand même. Au moins.)
nouveau billetPar map :: 27/05/2008 à 23:15 :: defoolirium
Un billet ni doux ni d'humeur non mais z'avez vu l'heure? un billet qui ne vaut pas un sou mais sens dessus-dessous ce que je mets dedans ne sera ni de or ni d'argent et jamais je ne bronze.
L'envers de la médaille en vers trouvons la faille je ne fais que passer, passer, ma route entre les gouttes ah tiens quelqu'un l'a dit, ça, déjà.
Ce soir j'ai voulu pondre un tout nouveau billet ce n'était pas commode vu qu'il n'y avait rien dans la cage aux oiseaux je chante et je gazouille à l'abri de la mode mais ce n'est pas ce soir que j'aurai le chant beau
Ce soir, à bien y regarder, au vu de mon mauvais billet, je fais dans la fausse monnaie, et j'en suis presque désolée.
du vent rien que du vent qui jamais ne m'essoufflePar map :: 16/05/2008 à 20:26 :: une ame des violons
Tu vois je t'aime un peu comme on ferme les yeux face au soleil brûlant Un peu à reculons et toujours à tâtons, je goûte mon présent Je le domine bien, je le tiens dans la main, à quoi bon l'avenir? Je le vois incertain, il est mieux, c'est certain, à quoi bon y courir? Je marche l'oeil fermé pas pressée d'arriver si je sais qu'il existe L'avenir, ou bien lui, dans les deux cas, ça luit dans mes rêves autistes Je resterai fichée dans mes joies affichées de liberté sur pattes Il en faudra du vent pour m'arracher, vraiment, un joli coup de latte, Un éclair, du génie, que sais-je ou que nenni, je me plante peut-être Suis-je un chêne un roseau un vilain ptit oiseau sur la branche d'un hêtre? J'aime trop tout, trop peu et je rouvre les yeux je me plais dans la lune Et ce halo brumeux ce concert silencieux sont toute ma fortune Ainsi nul ne me nuit j'arpenterai mes nuits toujours à l'abordage De ces joyaux passants que sont ces doux instants où tout devient mirage.
De l'eau dans le gaz et du pétrole sur le feuPar map :: 13/05/2008 à 20:15 :: defoolirium
Mais comment attraper un fou rire sur un quai de métro?Par map :: 19/04/2008 à 18:51 :: bouts de vie
Tout commence avec un document de sept pages, un résumé de plusieurs heures de lectures, qui se retrouve écrasé par un document de deux pages que j'étais censée avoir enregistré comme étant une version plus aboutie dudit document.
Deux jours après, je termine ma semaine de travail. Je me dis qu'il faisait chaud dans cette salle toute la journée. Je me rends compte a posteriori que j'aurai simplement pu enlever mon gilet.
"Batterie faible"
Je prends le bus. Contente de prendre de la distance avec ma petite rédac à faire qui ne s'apparente en rien à un sonnet et qui, du coup, me donne un peu plus de fil à retordre. Je sors du bus. Je me rends compte que mon lecteur mp3 n'est plus dans ma poche, que ses écouteurs n'ont visiblement pas eu le temps de se greffer à mes oreilles, et que c'est donc surtout avec lui que je viens de prendre de la distance.
"Batterie faible"
J'arrive sur le quai du métro. Je textote une version de Mémé Zaventures à une amie pour la faire rire, puisqu'après tout c'est toujours pas la fin des haricots rouges.
Un long texto qui en fait deux. J'apporte la touche finale. Je m'approche à doigts feutrés de la touche "envoyer"...
"Batterie faible. Recharger votre batterie" Czouic, fondu au noir.
Ou comment attraper un fou rire sur un quai de métro.
"Love, exciting and new Come aboard We're expecting you"Par map :: 17/04/2008 à 22:27 :: sonnet les matines
Flip est un paquebot, il est gentil aussi Il se glisse sur l'eau et très bien se conduit Il ne laisse jamais d'être fort élégant Avec ses beaux parquets et son corps de géant.
Flip je le croise hier, aujourd'hui je m'amuse A le savoir pépère, il s'en fout et il fuse Au fil de l'onde claire en se moquant des vents De l'été, de l'hiver et même du printemps.
Il ne se sent ému que par l'air de l'automne Au moment où l'oiseau se redécouvre aphone Et part flappy-flippant vers d'autres horizons.
Flip est alors si lourd de toute sa carcasse Qu'il attend que Bon Dieu, que jeunesse se passe, Et que la neige un peu lui caresse le pont, Et que la neige un peu lui caresse le front.
ou la chute d'un EmpirePar map :: 12/04/2008 à 23:14 :: une ame des violons
Merci de m'avoir donné l'impression que tu m'aurais pardonné de toute façon tout le bien que je ne t'ai pas fait.
Merci pour la chaleur des larmes que je verse sur ton nom.
Savoir si tu m'entends non tu ne m'entends pas me dira ma raison mais cette raison-là elle a forcément tort dis-moi où vont les morts on s'en fout on s'en fout ils ne vont jamais loin ils sont tellement là on est tellement las de ne pas les voir bien alors on les devine on n'y voit pas très net on n'aime pas beaucoup toutes ces devinettes alors on enchérit et on surenchérit et puis on te chérit et puis on te sourit de sous la lune blanche où je me sens grisée par ces journées si noires où j'étais mal lunée.
playlist en vracPar map :: 23/03/2008 à 17:11 :: pas de moi
http://www.deezer.com/track/114902
http://www.deezer.com/track/182061
http://www.deezer.com/track/90242
http://www.deezer.com/#music/result/antony%20and%20the%20johnsons (au pif, fistful of love, mon réveil)
http://www.deezer.com/#music/result/tunng (bullets)
http://www.deezer.com/#music/result/la%20grande%20sophie (nulle part, les bonnes résolutions)
http://www.deezer.com/#music/result/yann%20tiersen (les jours tristes)
http://www.deezer.com/#music/result/babet (mon oncle, c'est quand déjà)
http://www.deezer.com/#music/result/zazie (j'envoie valser)
http://www.deezer.com/#music/result/debout%20sur%20le%20zinc (les mots d'amour)
http://www.deezer.com/#music/result/veiller%20tard (avec même le choix de la version, a mué a pas mué le JJ)
http://www.deezer.com/#music/result/cherhal (parfait inconnu, au pif, c'est pas du tout ma préférée mais ... )
http://www.deezer.com/#music/result/fatals%20picards (et oui j'assume toujours, française des jeux, sauvons vivendi, mon père était tellement de gauche, c'est la vie cuicui)
http://www.deezer.com/#music/result/mickey%203d (chanson de rien du tout, ça m'étonne pas)
http://www.deezer.com/#music/result/mademoiselle%20sane (Marie-Rose, la petite boîte en fer)
http://www.deezer.com/#music/result/fersen (cosmos, mon iguanodon, la chandelle...)
(il manque des bases, là... du rock, notamment... En fait c'est pas très révélateur, mais bon, c'est à peaufiner.)
note pour moi-même : tender forever, saule, thomas hellman, ah tiens un petit nouveau, moran. à suivre...
Erratum erratum erratumPar map :: 13/03/2008 à 18:05 :: Général
Contrairement à ce que j'ai stupidement énoncé dans un post précédent, un médecin qui ne prend pas la carte vitale n'est pas forcément dans l'illégalité. ça peut dépendre de la situation, du nombre de patients, etc.
Je suis confuse, contrite et consternée devant cette désinformation qui émane de ma propre personne. Ceux qui connaissent mon souci parfois pénible de la précision et de la vérité ont le droit de se moquer joyeusement.
Puissiez-vous vous pousser pour le laisser passerPar map :: 10/03/2008 à 22:37 :: historiettes
Petit poussin poussif passait pour un pisseux N'en déplaise à son jaune il n'en était pas un Il avait certes un peu de duvet poussiéreux Mais son oeil pétillait et son bec était brun.
Petit poussin poussif gambadait par les prés Gambader, c'est beaucoup, gamberger serait mieux Encore eût-il fallu ne pas le voir boîter Mis en boîte il n'avait qu'une patte sur deux.
Petit poussin poussif était si fort poussé Qu'il se prit à prier en demandant une aile Par laquelle aller au détroit des Dardanelles Voir si en bel oiseau il se verrait mué.
Mais il échoua pensif au delta du Mékong Vit passer des pousse-pousse et mira son plumage "Fichtre, j'ai volé loin!", il avait l'avantage Et su que du poussif will never ring the song.
(ouais, je sais, c'est triché... mais quelle idée j'ai eu de l'amener au Mékong, aussi, moi... )
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