Démo de moi, des mois de motshttp://marieparaire.zeblog.com/ |
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spam à faute gravePar map :: 15/06/2009 à 17:57 :: je les detexte mais je vous aime bien quand meme
Matthieu Mendes + Shaka ponk, Elysée-Montmartre, 3 juin 2009Par map :: 04/06/2009 à 0:12 :: St Aureil, ou de la musique avant
Il est minuit 16, il s'avère que je suis beaucoup trop fatiguée pour pondre quelque chose de valable sur le concert en question. Je vais donc me contenter d'une anecdote.
Dans l'agitation pogottante à la Shaka Shaka, alors qu'on venait déjà tous de perdre deux litres d'eau dans une ambiance tropicale, une question inattendue émana d'une adorable jeune fille devant moi : "Excusez-moi mais, euh, je vous gêne pas avec mes cheveux?" Oh mais non non non z'inquiétez pas ! (En plus c'était vrai, elle était au moins à 50 cm de ma tête, sa couette, c'est carrément une distance de sécurité inouïe dans ces situations...)
Plus tard, elle fit justement partie de la paire de chanceuses qui reçut la paire de baguettes balancées par le croquignolet batteur à l'angélique visage. Hé bé, elle était toute contente et tout, et j'étais toute contente et tout pour elle aussi. Comme quoi, il y a une justice, parfois. ma vie, mon oeuvre, euh non, ma vie, justePar map :: 03/06/2009 à 23:19 :: bouts de vie
Aujourd'hui a commencé comme ce qu'il est à même de qualifier par une expression consacrée bien que pas très jolie jolie : ze journée de m.
Tout a commencé tôt, à savoir au début : je ne peux même pas dire que je me suis levée du pied gauche, parce que franchement, même avant de me lever, j'étais déjà du pied gauche.
Puis je reçois un texto. Youpi. Sauf que c'était pour m'annoncer un décès, d'un gars que je n'avais vu que 3-4 fois mais qui n'était que sourire et gentillesse et qui a malheureusement "choisi" de ne plus sourire à personne. Donc forcément, j'ai rangé mes raisons puériles de râler, ça rendait total dérisoire tout le reste de ma "journée de m." Continuons cependant...
Puis je suis arrivée pile poil au moment de monter dans mon RER qui venait d'arriver. Youpi. Cela aurait été tout à fait appréciable si le RER en question était reparti. Comme d'habitude, parce que franchement, d'habitude, mon RER du matin est franchement très discipliné. Sauf que là, non.
J'ai attendu, parce qu'on est tous un peu crétin, dans ces cas-là, le personnel n'étant pas prophète sur les délais de réparation d'incidents, moi-même étant assez peu portée sur l'horoscope, j'ai attendu, plus on attend plus on se dit qu'on va partir bientôt, mais bon, quand on a bien bouquiné, on se dit qu'il serait peut-être temps de trouver une solution alternative, et je suis donc allé prendre le bus. Hé bé le trajet en bus, c'est long. Super long. Méchamment long. J'arrive donc méchamment à la bourre. Et preuve que la galaxie commençait à s'acharner contre moi, il y avait plein de gamins dans le bus. D'ailleurs, ça me fait penser qu'il faut que je chercher combien de tonnes pèse un éléphant, un immeuble ou une voiture, et ce que ça fait, 600 tonnes, parce que ça avait l'air de les préoccuper, le débat était animé, et heureusement qu'ils ne m'ont pas posé la question, vu que je n'ai donc visiblement pas plus de connaissances qu'un gamin de 9-10 ans sur le sujet.
Puis, une fois au boulot, c'est précisément parce que tout devait me signaler que j'étais dans une journée toute moisie qu'il m'est apparu que, depuis je ne sais pas combien de temps, dans le frigo commun, j'avais moi-même laissé un truc moisir.
C'est aussi dans ce type de journée que la théorie du complot nous apparaît et nous crache à la face, sur des détails qui serait passés joyeusement inaperçus n'importe quel autre jour : en voulant décapuchonner un stylo en poussant la languette (http://www.slkfrance.fr/basephoto/2007-06-06-06-21-50_Stylo%20bille.gif), le bouchon est fièrement resté accroché sur le stylo, le rebelle, par contre c'est la languette qui s'est joyeusement décapuchonnée du bouchon, la sotte, même que le bouchon s'est retrouvé en trois morceaux épars, ce qui, cela dit, a quand même eu le côté positif de m'offrir 15 s de tétris minimaliste (ainsi qu'une occasion de râler intérieurement, ce qui, dans une journée qu'on s'est mis dans la tête d'avoir toute pourrie, peut venir à point nommé.)
Si l'on ajoute que je commençais à redouter un mal de gorge fourbe en train de venir squatter mon pauvre petit organisme affaibli par tant de haine extérieure, on se dira ça y est, la journée de m. est signée pour durer jusqu'au crépuscule, et la Providence peut me pointer du doigt en ricanant des petits crocs-en-jambe qu'elle allait se délecter à mettre sur mon chemin caillouteux jusqu'à ce que tard là-bas, le grand cercle jaune ait fini de rougeoyer derrière la ligne horizontale.
Mais j'avais la parade : un concert de Shakaponk, et un ami compatissant pour m'y accompagner. La journée de m. pouvait aller se faire voir et partir se coucher sans moi, derrière la ligne horizontale. CQFD pour un Calisson'gPar map :: 03/06/2009 à 23:08 :: St Aureil, ou de la musique avant
Le sujet :
http://www.deezer.com/track/3128931
Le commentaire :
Dans cette chanson, Cali geint, éructe, vomit son humanisme visqueux, son idéalisme forcené, ses palanquées de bons sentiments. Les guitares sont crades, le piano niais, les cuivres pompiers et redondants, les rimes pauvres et le spoken word final de Mike Scott vient nous refourguer du pathos en 36 tonnes.
La conclusion :
Hé ben dites, j'adore cette chanson, j'en pleurerais presque à tous les coups. à la dérivePar map :: 30/05/2009 à 16:13 :: bouts de vie
... il est de ces matins où vous savez que vous allez partir, juste deux jours, allez deux et demi, mais c'est peut-être la soleil, ou la musique, mais vous avez complètement l'impression d'être en vacances, alors vous vous dites que vous n'allez pas laisser votre blog ouvert sur le post précédent, qu'il faut quelque chose de positif, d'ensoleillé, ...
...même si hier vous avez traîné vos savates longtemps dans la ville lumière, vous avez eu mal aux pieds mais vous l'aviez bien mérité, vous avez dû franchir un matelas pour rentrer chez vous, et vous avez encore eu la flemme d'aller vous coucher alors que franchement, faut être honnête, vous ne ressembliez plus à grand chose. Même si ce matin vous avez persévéré dans la loose, à chercher vos clés partout tout le temps, en faisant un A/R à votre taff avec plein de sacs pour le week-end juste pour ramener trois bricoles et signer une feuille de congé parce qu'à la réflexion, ça n'aurait pas été bien prudent de partir baguenauder en laissant ses clés dans la nature, hein, oui oui, même si c'est pour les retrouver bêtement deux heures après tombées derrière un coussin de votre canapé, les chipies.
Vous vous dites aussi que vous faites des phrases méchamment trop longues, que plus personne ne suit, que vous auriez pu être une journée de plus ailleurs que chez vous et que vous n'en avez même pas encore profité pour faire votre déclaration d'impôt, espèce de truffe.
Mais puisque le but de ce post est de laisser une touche youplaboum, vous vous dites juste que la vie est belle, la s..., que vous espérez pouvoir l'insulter encore longtemps et jusqu'à plus soif, et puis aussi, parce que vous êtes bonne pâte, au fond, vous souhaitez à toutes et à tous une ribambelle de choses comme un arc-en-ciel sans la pluie, un gâteau sans les calories, une bande-son sans voiture et puis de l'espoir sans mesure. La vérité sur Abd al MalikPar map :: 09/05/2009 à 23:12 :: je les detexte mais je vous aime bien quand meme
Pardonnez la crudité des propos qui vont suivre, mais plus je me renseigne sur ce gars, plus je suis sur le cul. (Normal, je suis assise, me direz-vous, mais quand même.)
Je vais citer Luz, petit dessinateur garnement qui a tapé sur plein de gens gentils dans son J'aime pas la chanson française, juste parce que lui, ben ouais, il préfère l'anglo-saxonne, et du coup, il n'a aucune retenue, et c'est un peu facile, hein. Bref.
Cependant, il dit d'Abd al Malik "Ce type n’a pas de voix, des textes qui me terrorisent et des arrangements mielleux…" Et là, côté "textes qui me terrorisent", ben on est deux.
Des doutes affreux ont commencer à s'insinuer dans mon esprit quand j'ai entendu plusieurs fois au festival Chorus la chanson sur Gilles : Je commente en rouge, je n'ai plus aucun scrupule à son sujet. Paroles Abd Al Malik : Gilles Ecoute Un Disque De Rap Et Fond En Larmes
Lorsqu'on fait quelque chose, il s'agit d'y rester et d'en sortir. Lorsqu'on fait quelque chose il s'agit d'en sortir et d'y rester. C'est mon cheikh, au Maroc, qui, un jour me l'a dit. (J'ai peut-être fini par comprendre : Abd al Malik, il faut que j'en sorte, il faut que j'en sorte, sinon je vais y rester.) Comme je me dis qu'il ne faut pas juger sans savoir, je ne me suis pas arrêtée à la désagréable impression de Gilles qui pleure, ni à l'édito de son site, ni à l'exergue de son album (visible ici : http://www.chroniques-d-une-citoyenne-ordi.com/article-24101176.html) (oui, une page de fan, y en a plein plein plein, ça contribue pour beaucoup à ma terreur et à ma perplexité inouïe), et j'ai aussi écouté "Je regarderai pour toi les étoiles". Non content de se mettre toutes les institutions dans la poche, ce cher Abd a même, dans sa dream team, Marcel Azzola, l'accordéoniste de Brel, dont monsieur est fan. Et sur cette chanson, que j'écoutais comme ça, en essayant toujours de comprendre le pourquoi du comment de l'unanimité des critiques, j'ai été frappée de plein fouet par un "Chauffez, Marcel, chauffez!", répété, qui plus est. J'en suis restée comme vingt-cinq ronds de flan. Ce doux agneau de rappeur qui ne sourit pourtant sur aucune photo doit avoir des pouvoirs magiques, à ce stade, c'est pas possible autrement, pour ne pas s'être mangé un lancé d'accordéon, non?
Sur son édito, Abd al Malik dit aussi qu'"il ne faudrait pas comme certains esprits grossiers confondre la morale et le fait d'être moralisateur, le fait d'être sincèrement et positivement critique et la basse, pure et simple démagogie."
J'aime pas toutes ces phrases qui commencent par "il (ne) faudrait (pas)", je suis définitivement un p... d'esprit grossier complètement à côté de la plaque, imperméable au "rap intelligent", pour moi, l'intelligence commence par se manifester au minimum, par respect pour elle-même, par une once d'embryon de soupçon de dérision, et ma parole, fichtre, sapristi, la foule à travers Abd al Malik me hurle que je ne suis qu'une pauvre nouille, mais franchement, si on me demande un disque de slam, je continuerai, toujours, à jamais, à genoux, à conseiller ce merveilleux Grand Corps Malade.
ps : ce post, je veux le faire depuis un certain temps, même si c'est le plus méchant à ce jour, bouh bouh bouh, pardon, pardon, pardon, mais c'était trop tentant. Pour me rattraper un peu, je dirai que chez Abd al Malik, il y a de jolies formules, parfois. N'empêche que. Quelle bande d'empiaffés quand mêmePar map :: 30/04/2009 à 21:21 :: des e-mages
Je préviens, aujourd'hui, c'est grande braderie de jeux de mots pourris.
Mes envolées porteront ce soir sur un groupe qui a bien fait son nid maintenant, j'ai nommé : Birdy Nam Nam.
Plusieurs raisons les font se coucher sous ma plume :
Par exemple :
Oui, c'est à ça que ressemble la quasi-totalité de la brochure de leur dernier album. En termes bibliothéconomiques, on appelle ça du foutage de g... En d'autres termes aussi, d'ailleurs.
Cela dit, c'est pas très grave, on voit assez vite qu'il n'y a de toute façon aucune info à pécho dedans, d'autant plus que c'est pas le genre de musique pour laquelle on aime bien avoir des paroles, pour la raison assez suffisante qu'il n'y en a pas (ou alors des bouts mais alors plein de bouts et puis qui reviennent vite et souvent).
S'ils ont été champions du monde catégorie groupe de DJ en 2002, ils n'ont donc pas détrôné Bjork(malgré leur honorable effort que vous venez de constater de visu) dans mon palmarès personnel du foutage de g... premium en matière de pochette d'album, puisque la jolie Islandaise, malgré ses jolies sourires et ses innombrables couv' des inrock', s'était perversement amusée à nous coller, sur je ne sais plus quel album, les paroles des chansons écrites en noir sur fond noir, et ça, au nom de tous les yeux et de tous les lunetteux du monde, jamais je ne le lui pardonnerai, na.
Nam Naméoh ! On n'a pas idée de pondre des brochures pareilles ! Mais peut-être qu'ils étaient quatre garçons très sages aux cahiers bien proprets, et là, paf, ils se sont vengés, genre on rend le pire cahier tout scrabouillé pour montrer qu'on est des rebelles, qu'on n'est pas des blondes platines, ni des bombes latines, dee-jay. (pardon, pardon, c'était juste pour caser le mot platine dans un billet sur BNN.)
Cela dit, ils se sont rattrapé dans les remerciements.
Ceux du Little Mike sont délicieux, extraits : "Merci [...] A la vie, parce qu'elle m'a permis de vivre en faisant ce que j'aime" Oh mon petit, mais moi aussi, je dis merci à la vie, je lui dis merci, je danse la vie, je ... bon, là aussi, je me tais, ça a déjà été dit, je suis pas scribe pour retaper tout ça. Et puis après aussi il remercie son chien, "Poupou", c'est-y pas mignon, ça?
A l'opposé, ceux de DJ Need sont tout aussi ultimes, somptueux, et se placent au firmament du panthéon de mon respect éternel, je cite :
"DJ Need ne remercie personne."
Je l'aime. Bon, c'est pas très très bien, pas très très altruiste, tout ça, de vouloir voler de ses propres ailes à ce point, mais j'en gazouille encore. DJ Need n'a besoin de personne. DJ Need est Chuck Norris, en fait.
Tout ça pour dire que les Birdy Nam Nam, pour une pochette pareille, ils mériteraient un nom d'oiseau, tiens. histoire de nerfs à vifs, en pelote et en tricotPar map :: 28/04/2009 à 20:57 :: defoolirium
Fin d'après-midi. Emane de la section jeunesse des bruits de gosses, de voix, et quelques pouet pouet arrachés à un klaxon de vélo par quelques têtes à claques en culottes courtes. Une voix de maman intervient. Un monsieur, plutôt jeune, qui furetait parmi les disques intervient aussi. Sur la maman. Par une sorte d'aboiement de type "NON MAIS VOUS POUVEZ PAS ARRÊTER DE PARLER?! ON EST DANS UNE MEDIATHEQUE !"
S'ensuit une prévisible altercation ponctuée par des "ça se voit que vous avez pas d'enfants", etc.
Bienheureusement, chacun reste dans sa section.
Malheureusement, un enfant curieux s'enquiert : - Pourquoi il a dit ça le monsieur? - Parce que c'est un con, rétorque la maman, fort prompte à satisfaire la légitime curiosité de sa progéniture.
Le monsieur sus-décrit n'ayant pas un caractère, vous l'aurez deviné, à se laisser qualifier de la sorte, s'ensuit un prévisible rebondissement de l'altercation dont nous avons fait mention tout à l'heure, aggravée par une envolée du monsieur vif dans la section jeunesse en vue de se rapprocher dangereusement de son adversaire du moment, et ponctuée par des "Qu'est-ce que vous avez dit?", "Qu'est-ce que vous avez dit?" frénétiques.
Une fois débarassé de tout ce qu'il avait visiblement très à coeur de dire, et la dame ayant eu l'infinie sagesse de ne pas répéter ce propos disgracieux à son encontre (mais sans arrêter de le penser une seule seconde à mon sens), le monsieur est revenu un peu calmé vers moi, emprunter ses disques, essayant de me mettre de son côté par un "franchement ces habitants de *bip* alors...! " Silence impassible et voulu glacial. Il m'avait énervée comme très très peu peuvent s'en prévaloir.
Il me rend un CD. Il lui en reste un chez lui, en retard de deux semaines.
*mode devoir de réserve on*
- Il vous reste un disque, en retard de deux semaines. Je vous le prolonge? - ah et je peux pas emprunter, j'imagine ? - Si si c'est bon, c'est fait, je vous ai prolongé l'autre jusqu'au 15 mai, tenez.
*mode devoir de réserve off*
- OUARF OUARF OUARF, il a un disque en retard, il fait moins le malin le donneur de leçons, hein? ah ah ah, "Franchement, ces habitants de *bip*, ça se permet vraiment n'importe quoi", nan mais j'te jure, ah la la, la honte, tu la sens bien, là, hein? - ah et je peux pas emprunter j'imagine ? - t'imagines, t'imagines... t'imagines un peu trop, je trouve, mon bonhomme, je vais pas me mettre à t'aboyer dessus moi aussi parce que t'es en retard et que tu viens de gonfler tout le monde, là, sinon on n'a pas fini, camarade, allez, peace & love, ouste, du balai, tu me saoûles. Oui, c'est ça ... *mode devoir de réserve on* au revoir.
Le fin mot de l'histoire, c'est que la dame qui s'est faite enguirlander était la mère des petits propriétaires du vélo mais pas des chenapans qui s'amusaient à klaxonner, donc à mon avis, elle a du rester énervée à peu près aussi longtemps que moi, parce que ça m'a tenue, cette histoire, j'ai presque battu mon record d'énervement dans la durée, là.
Comme la médiathèque fermait et que j'avais une heure pour cataloguer tranquille, je me suis mis le dernier Dido pour voir à quoi il ressemblait, il ressemblait à de la pop déprimante qui commence par "Don't believe in love", ça m'a énervée.
J'ai mis http://www.myspace.com/circlesquare , ça m'a calmée.
Puis je me suis demandé si bon sang de bonsoir j'allais le mettre en rock ou en electro, ce skeud, bordel de flûte. ça m'a énervée.
Je suis allée au passage sur le site d'Adriano Canzian, sa musique est sympa, enfin sympa, c'est pas le mot qui colle le plus au personnage, et le site est pénible au possible, ça m'a énervée. J'ai réussi à tomber sur une page où Adriano Canzian faisait un doigt. En signe de bienvenue, certainement. ça m'a calmée.
Et puis j'ai catalogué Grégoire, aussi. Oui, le Grégoire qui fait des additions pourries, toi + moi etc. et qui est même pas foutu de donner la solution, bordel de flûte, si on fait des additions on donne le résultat, non (?), c'est pervers, c't'histoire. Oui, c'est aussi celui qui a été produit par des dizaines d'internautes généreux qui se sont pris deux secondes pour Jacques Canetti et qui peuvent admirer la liste de tous leurs pseudo ridicules dans les remerciements dudit Grégoire.
Grégoire qui aurait été bien avisé de se faire produire un nom, aussi, dans la foulée, parce que mine de rien, je le catalogue, il est dans notre base, je le vois je le sais, mais je sais pas s'il est allé se fusionner avec l'abbé Grégoire ou quoi qu'est-ce, mais j'ai pas été fichue de le retrouver, le bougre. ça m'a énervée.
Maintenant que je suis toute calme et assagie, je précise que tous ces événements sont évidemment fictifs, que toute ressemblance avec des personnes réelles n'est que le fruit d'un hasard malheureux, que *bip* est une ville qui n'existe pas et que je suis moi-même employée aux espaces verts. Pour prendre l'air, deux minutes ;)
Le blues du King of the cagePar map :: 26/04/2009 à 22:07 :: sonnet les matines
Je ne sais pas à cet instant précis ce qui va bien pouvoir se passer dans les lignes qui suivent. Mais dix jours déjà sans post, c'est trop, go :
Un pas de côté, un pas de travers, Le petit Albert adore valser Son petit cerveau ne fait que tanguer Mais dans le tango, c'est tête à l'envers
Un peu à côté, un pet de travers, Le petit Albert aime les cadences, Les rythmes fleuris et les jolies danses Et par la country son crâne s'aère
Paso et polka, ça ne l'effraie pas Il fait la java et la farandole Saute sur sa roue, et vite accélère
S'enivre en bourrée, et sitôt s'envole En petit oiseau couleur cha cha cha Le petit Albert, ce petit hamster.
le plan qui met de bon humourPar map :: 16/04/2009 à 21:49 :: Général
Recette pour passer une bonne soirée : Suivez une chouette amie et prenez un mini théâtre parisien, avec ses bancs de bois recouverts de coussins, sa scène à deux mètres et son lourd rideau rouge. Et mettez sur les planches Raphaël Callandreau. Acteur, auteur, compositeur, chanteur, et puis statisticien aussi mais ça, j'ai comme un doute vu tout ce qu'il fait à côté. De la rigueur dans le côté bricolé, de la chaleur dans le côté détaché. Ce genre de spectacle ne se raconte pas : on rit on est surpris, on rit on est ravi. On y va sans rien en attendre, on ressort avec rien de plus mais rien de moins qu'une bonne soirée au compteur, des blagues dans la poche et des sourires en stock, la joie d'être à Paris où le bonheur est partout, il suffit de sortir de chez soi pour s'en cueillir un bout. Sortez votre pass, hissez haut navigo, chaussez vos rames de sept lieues : le théâtre des 3 bornes, c'est juste la porte à côté. l'impôt aux rosesPar map :: 15/04/2009 à 21:49 :: je les detexte mais je vous aime bien quand meme
Et hop, un petit commentaire de texte ce soir, vu qu'une aimable demoiselle me l'a fait suivre à seule fin d'avoir mes réactions, la taquine. (Le bleu gras, c'est pas de moi)
FEUILLES D'IMPOTS A FAIRE SUIVRE (chouette, des données confidentielles de gens, euh ... non, tant pis) (ça, c'est quelqu'un qui screugneugneu, avec en bonus une virgule avant le retour à la ligne qui sert à rien, ou alors c'est pour montrer qu'on est dans une poésie, qui sait, même si j'ai comme un doute) (décidément, je supporte toujours pas d'être "tout le monde", moi) (mais je supporte encore moins la merveilleuse précision raffinée de ce "ils"...) (Conclusion. Admirez la construction rhétorique, "donc", "si", "ainsi". Je résume : il faut déclarer ses impôts sur papier, comme ça "ils" embaucheront des gens, comme ça on paiera plus d'impôts et puis même un timbre, et comme ça on leur montrera qui c'est le plus fort qui veut pas être taxé. Si quelqu'un veut bien m'expliquer quelques notions de logique qui m'échappent, je pense que je me sentirais plus en phase avec mes contemporains.) Ce post sera un beau Bordello, pour changerPar map :: 10/04/2009 à 23:24 :: St Aureil, ou de la musique avant
First, une ptite vidéo spéciale collègues, v'là enfin un album pop-up pour la disco-disco ! (c'est vrai, quoi, c'est la jeunesse dans la vraie vie qui a tous ces trucs rigolos, d'abord.)
Ensuite, quand le rock est à la fois un peu à l'ouest, un peu à l'est, on s'en ressert un, allez hop, un coup de rock new-yorkais imbibé de violon tsigane, imbibé de rythmes foutraques, euh... imbibé tout court, d'ailleurs...
http://www.myspace.com/gogolbordello
Et au lit, ça suffit tout ce bruit. moi je, je, je je, moi, moi, je je je, et plus si affinitésPar map :: 03/04/2009 à 20:37 :: moi je mon nombril et ma pomme
Aujourd'hui, j'ai découvert que quelqu'un avait écrit sur la toile un petit quelque chose sur l'un de mes textes, il y a plus de deux ans. Hé bé figurez-vous que c'est super jouissif
"Marie Paraire
Certains textes des deux autres lauréats 2006 se font latter tout aussi joliment, je suis la seule pour laquelle elle s'excuse, elle a pitié, c'est fun. Mais le truc le plus fun, c'est que je suis entièrement d'accord avec elle. Avec tous les adjectifs. Pour de vrai. A l'époque, ce texte avait plu, au jury qui l'a retenu parmi les extraits du recueil ainsi qu'à d'autres, sans que j'ai jamais compris pourquoi. Scolaire, c'est vraiment le mot, et d'ailleurs, c'est grâce à ça, à mon avis, que j'ai eu le 2ème prix... C'est toujours rassurant pour un jury... dont le président est né en 1928*, quand même... de voir qu'il y a encore des jeunes à la rime facile et qui comptent en 6-8-10-12. *http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Charpentreau C'est que ça me donnerait bien envie de me bouger la plume davantage, moi, ce genre de petit toast en mon honneur ! Ah, partir à l'assaut de la blogosphère et des forteresses éditoriales, brandir mes textes, catapulter ma prose, prêcher mes vers dans le désert et m'en resservir un à la santé de l'ahahart ! Mais bon, si des non-lauréat(es) s'aventurent par ici, rappel : les gens qui écrivent de la "poésie" étant plus nombreux, à juste titre, que ceux qui en lisent, il n'y a rien à regretter dans le prix, enfin si, les 1000€ pardon ahaha. (Ouhou cynisme quand tu nous tiens...j'ai honte.) Ah tiens, restons cyniques, ça me fait penser à la phrase d'un éditeur, sur les choix de manuscrit pour leur branche poésie : "ah non, on ne publie que des amis." Je reste sidérée par mon masochisme latent et mon manque de susceptibilité sur le sujet. D'un côté, dans un commentaire du post de la demoiselle, je me fais traiter de tête à claque, et ça, c'est totalement déplacé. Si la personne me connaissait, elle saurait que j'en suis une, effectivement... Mais pas pour mes textes, voyons, sapristi
edit a posteriori : Tity, je prends la planète à témoin (oui enfin, euh...les 3-4, là) pour m'étonner que tu n'aies toujours pas commenté ça , toi la magie inégalée de l'erreur téléphoniquePar map :: 01/04/2009 à 19:01 :: bouts de vie
- tulu..lululu...lulululu...mm (sonnerie de fixe super bien imitée) (quoiqu'un peu moins enlevée que l'originale, j'avoue) (mais bon.)
- oui allo? (oui, je dis "oui" ET "allo", me demandez pas pourquoi, c'est comme ça.)
- (voix sympa et dynamique) oui allo bonjour, c'est Christine [léger blanc] ... la sage-femme ! [blanc plus soutenu entrecoupé d'un "hmm" amusé et tentative d'élaboration d'une phrase, mais ce n'était pas la peine : ] ... Ah excusez-moi j'ai entendu une voix de femme alors je croyais que c'était ma patiente...
- hé oui, en effet ça aurait pu mais... hmm... non ! :o)
[puis politesse d'usage, tout ça...]
Après le facteur (qui était en avance pour la blagounette, cf. post précédent), c'est bien, j'aurai eu mon équivalent-1er avril à moi :o)
(Bon, à la réflexion, ya à peu près une chance sur une qu'il n'y ait que moi que ça fasse rire, ce genre de truc... Tant pis !) des code-barres et de paranolandPar map :: 30/03/2009 à 20:55 :: je les detexte mais je vous aime bien quand meme
Aujourd'hui, j'ai reçu une pièce jointe (enfin deux, mais le devis de ma baignoire, franchement, on s'en fout un peu.)
Commentaire de texte : Tout ce qui est en couleur n'est pas de moi, tout le reste (niark niark) ... si.
IMPORTANT ! IMPORTANT (IMPORTANT ! oui, je milite pour le rythme ternaire) C'est un fait ! (plaît-il? de quoi qu'on m'cause?) Tout le monde a plus ou moins peur des produits faits en Chine. (Plus ou moins, tout est là. Moi c'est plutôt moins, par exemple. Et puis les phrases qui commencent par "tout le monde", déjà, perso, j'ai du mal. Je ne suis pas tout le monde, voyons, que diable.) Mais pouvez-vous différencier, parmi les produits que vous achetez, lesquels sont faits aux USA, Philippines, Taiwan ou Chine ? Non, n'est-ce-pas ! (un ? eut été plus approprié, mais le narrateur a l'air tellement enthousiaste, allez, ne le décevons pas, tous en choeur : NoooooN !) Laissez-moi vous dire comment faire... (Mais t'es qui toi d'abord? Qui me parle?) Les 3 premiers chiffres du code-barres d'un produit indiquent en fait le code du pays où le produit a été fait. (=codé.) Exemples: Tous les codes qui commencent par 690, 691, 692 jusqu'à 695 sont faits en Chine C'est notre droit d'être informés. (ça c'est en rouge. C'est pour bien mettre en valeur le fait que ce soit la phrase la plus inutile du mail.) (L'information, vu comme c'est pénible à trier et à chercher, c'est un devoir, à la rigueur...En tant que droit c'est à peu près ça http://www.e-juristes.org/Le-droit-a-l-information-en-France,119, pour ceux que ça intéresse, moi, perso, j'ai pas tout lu, mais c'est dire si c'est pas clair, comme droit.)
Mais le gouvernement et les services associés ne tiennent pas à renseigner les consommateurs, sur ce sujet. (J'aime beaucoup les "services associés", moi. Je trouve ça très classe, comme expression.) Par conséquent, nous devons nous protéger par nous-mêmes. (oui, parce que ce sont tous des méchants qui nous disent rien qui nous mentent et qui nous font que du mal.) De nos jours, les Hommes d'Affaires Chinois (là, aucune des 3 majuscules n'était nécessaire en français, mais quand même, ils font 'ach'ment plus peur avec des majuscules) savent que les consommateurs ne préfèrent pas les produits « faits en Chine ». Alors ils n'indiquent pas de manière lisible le pays dans lequel sont faits les produits. Cependant pour le savoir, vous pouvez maintenant vous référer au code-barres. (oui, "maintenant", parce que "moi", le gentil, je vous informe, je suis vraiment trop bon, je trouve.) Souvenez-vous des 3 premiers chiffres 690 à 695 qui indiquent « Fait en Chine ». (ou plutôt, codés en Chine, cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/Code-barres_EAN#Pays ) (l'info est intéressante cela dit, c'est tout ce qu'il y a autour qui est fun.) Voici tous les codes-barres utilisés : (tous, vous dis-je. hé bé on n'est pas couchés...) (oui, j'adore chipoter sur les mots, que voulez-vous, on ne se refait pas...) 00 à 13 : USA et Canada 30 à 37 : France 40 à 44 : Allemagne 49 : Japon 50 : Grande-Bretagne 57 : Danemark 64 : Finlande 76 : Suisse et Liechtenstein 471 : Taïwan. 480 à 489 : Philippines. 628 : Arabie Saoudite 629 : Émirats Arabes Unis 690, 691, 692 jusqu'à 695 : Chine (ça c'est en gras parce que c'est eux le mal, ils sont plein plein plein, en plus, on est tout petit tout vieux à côté, boycottons ces boy-scouts, voyons.) 740 à 745 : Amérique Centrale Informez votre famille et vos amis ! (ça c'est en rouge parce que quitte à se fatiguer à pondre un document word en entier au lieu d'un simple lien vers wikipedia, autant qu'il circule !) Demandez-leur de rester très vigilants. (oui. il faut qu'ils vérifient qu'ils ont bien fermé le gaz, bien verrouillé les portes, et puis surtout il faut bien regarder les code-barres. Tant pis si dans les ingrédients c'est que du sucre et du gras, tant pis si c'est super toxique ou si ça sert à fouetter son voisin, si ça commence par 3, tout va bien.)
Voilà, tout ça pour dire que (pour moi, qui n'y connais rien, je l'avoue humblement, j'ai trop la flemme, je m'informe de rien, c'est mal) le boycott est une arme intéressante, quand l'entreprise en question est avertie du mouvement, mais à l'échelle de la Chine en général et avec un mail de ce type, j'ai un peu de mal à faire la différence avec un comportement xénophobique, en fait...
Ce qui m'a sidérée, c'est quand j'ai cherché "code-barres produits Chine" et que le 4ème lien me renvoyait vers Paranoland, je me suis dit "Youpi, un site rigolo qui va traiter ça avec du sens critique et tout!", hé bien que nenni, paranoland http://www.paranoland.com/ (je sais pas bien pourquoi je fais de la pub, d'ailleurs...) c'est un site ambiance fête foraine de jeux en ligne avec plein de pub et de forums, créé par Kinteba, un tigre avec un casque, Palois, 27 ans, et je sais pas du tout ce qui lui a pris d'appeler ce site comme ça, quoique c'est très fort, en fait... ... parano land, para no land, para el cyber mundo para s'évader del mundo de los paranos, maybe.
Il faut courir très fort pour aller au bout de ses rêves, mais en attendant, nous ne serons jamais au bout de nos surprises.
A part ça, je tiens à remercier publiquement le ou la voisin-e anonyme qui m'a remis dans la boîte aux lettres mes billets de train. Pour l'un d'eux, il manquait l'enveloppe, le billet était intact mais le coupon d'accompagnement était déchiré et recollé, et dessus, avec une écriture de gentille personne âgée, il y a marqué "Excusez-moi c'était dans ma boîte a lettre". Ouf ouf ouf.
27 mars 2009, extrait.Par map :: 29/03/2009 à 10:42 :: bouts de vie
A l'arrêt sur l'arête en regardant autour tout tout tourbillonner Amarrée sur l'artère en voulant de la vague cotoyer le sommet Un instant de répit pour un instinct repu, celui qui t'a poussé vers la folle inconnue, la vie Avec ses X et avec ses Y, ses courbes, ses calculs, ses star wars, ses star treks,
Avec cette demoiselle qui s'est accroupie dans la foule au milieu du concert, la dernière fois que je me suis accroupie dans la foule, le bus était bondé, moi fiévreuse, les pommes à deux doigts d'y tomber dedans et l'air frais près du sol, alors je me suis accroupie aussi : "ça va?", "oui oui ça va, je suis juste malheureuse", qu'elle a fait en se relevant, alors je me suis dit que visiblement ça allait pas tant que ça, alors, mais j'ai pas insisté, je lui avais déjà pourri son instant de répit, son instant de repli, la tête entre tout plein de jambes et les siennes qui tremblent, et puis elle était pas toute seule, à se tenir droite comme un i, le monsieur de derrière était tout pareil, et entre eux c'était tout tendu, le monsieur était attendu, au tournant, et ça se sentait qu'il savait pas trop comment s'y prendre, alors ils sont restés comme ça, un peu longtemps, et puis finalement le monsieur a posé longtemps ses deux mains des deux côtés du cou de la demoiselle, comme pour faire un petit train dans la cour de l'école, comme pour l'étrangler mais en plus gentil, et j'ai pensé mais non mon petit, mon grand, non pas comme ça, on dirait que tu marques ton territoire, là, elle a peur elle a froid fais-lui un nid tout doux, ta tête dans son cou et tes mains sur son ventre elles rejoindront les siennes, et laissez-vous porter par les gars de la scène, votre gauche malheur fait un fichu larsen, et puis je me suis dit un instant qu'on devrait pouvoir sortir des panneaux avec des conseils pour aider les gens, mais que non, en fait, parce que les conseils je suis la première à m'en cogner, par exemple, et puis s'il venait de la larguer mon conseil aurait été tout nul, ça aurait pas aidé, de toute façon, on peut jamais aider personne sur certains terrains de la vie, ça glisse trop, ou alors c'est vraiment inondé, et on peut qu'essayer de s'arracher les bras en balançant quelque bouées, par-ci par-là, mais c'est tout, et encore.
Au retour, les deux aiguilles de l'horloge de la station RER s'étaient donné rendez-vous avec minuit pile. En traversant le parc, un chat noir a croisé mon chemin et un calme olympien est resté m'accompagner jusqu'à la porte.
crévindieu par Zeus j'ai pas de moulePar map :: 25/03/2009 à 0:23 :: defoolirium
Ce post a une visée purement expiatoire et cathartique. Oui, je veux apaiser la colère céleste qui s'acharne sur ma frêle personne. Et puis un peu la mienne, aussi, non mais, hein, bon, de colère.
Il est minuit et demi, je viens de passer plus d'une heure et demi à découper amoureusement des petits extraits musicaux tout gentils en vue de leur gravure à venir, et alors que j'en avais fait plein plein plein...
...vlà-t-y pas qu'une fenêtre bugue, complètement, total rouillée, refuse obstinément de se fermer, ce qui m'empêche de sauver tout le joli travail qui s'affiche gentiment dans la fenêtre de derrière, j'appelle, arg, au secours, mes ctrl S frénétiques n'y changeront rien...
...sal'té de fenêtre du d'ssus bordel flûte, dans ma foi dans le Dieu free (et peut-être dans ma grande naïveté) je tente de tchatter avec les hypothétiques anges de l'assistance, là je constate que j'ai (pour l'instant j'espère) joyeusement perdu mes identifiants, la communication avec l'au-delà se dérobe à moi, c'est la fin du monde, je ne suis que poussière, atterrée et à terre...
...je n'ai plus de recours, mes bras ballent et mes idéaux s'emballent en se faisant la malle, allez, finissons-en, hardi, ctrl alt sup, fin de tâche, snif, adieu, va, va, va, petit travail perdu, long bénévolat stérile, allez vous perdre dans le vent mes bijoux d'ambre brodés à la sueur de mon front et ciselés avec la patience indulgente de mes oreilles aimantes, va-t-en puisque t'es partie, comme diraient les Fatals, ah, la Fatalité, aaaaah, la garce. (oui, je me meurs je me pâme, je me heurte avec le macadam, vite, mes sels, mes sels...)
Et surtout, surtout... toi, l'ordi, là, oui toi, là, oui toi (là) : Nero-commence jamais un coup pareil sinon ça va m'graver sévère.
(ça a pas l'air comme ça, mais rassurez-vous, en règle générale, je suis quelqu'un de ... relativement équilibré
(edit : et en plus, je viens de recevoir mes identifiants. Je ne les attendais pas dans ma boîte, je pensais que j'allais... ne pas les trouver dans ma boîte free... dont j'ai aussi perdu les identifiants. Malédiction, vous dis-je.)
i'm a paille-Lot, petite citadine tout terrainPar map :: 19/03/2009 à 19:27 :: sonnet les matines
(J'ai commencé à chantonner le début de ça tout à l'heure, alors j'ai pris un stylo, ça faisait longtemps.)
On vit sa vie en pilotage automatique On se saoule à la dépression atmosphérique Bonjour merci, j'me rends la monnaie de ma pièce Elle se joue à guichet fermé mais sans la caisse
et dans ma caisse
Je vis ma vie en pilotage automatique Glissant le long des garde-fous périphériques Vlà que Titine a bien envie d'aller plus vite Mais par paresse, vlà qu'on délaisse un peu la suite
Alors plus tard, alors demain, alors regarde Regarde un peu tout ce qui traîne et puis qui tarde Comme tu tardes un peu à aller te coucher
Pour pas laisser ces miettes de vie s'envoler Même si elles ne sont pas très énergétiques : On vit sa vie en pilotage automatique. I remember quand c'était so beautiful sur le pont de la SeinePar map :: 17/03/2009 à 21:57 :: St Aureil, ou de la musique avant
Bonjour !
Les Fatals Picards, j'en suis (j'en étais?) fan, c'est normal, ça rentre dans la théorie imparable et personnelle du "plus c'est c.., plus c'est drôle", surtout qu'ils m'avaient aussi permis, avec "la française des jeux", de valider la bête théorie du "moins c'est c.., moins c'est drôle, mais plus c'est intelligent".
Parce qu'au départ, les Fatals, ils sont gentils. D'ailleurs, petit rappel d'un fait pour ceux qui n'auraient pas suivi : les Fatals écrivent "le jour de la mort de Johnny", censée être la 12ème chanson de leur album édité par la Wagner. Ladite Wagner demande à Johnny, qui est également édité chez eux, si cette chanson ne le gêne pas, or si si, un peu, les Fatals ne voulant pas déplaire à Johnny ET voulant garder leur maison de disque la retirent donc de l'album, voilà, ça s'appelle de l'AUTOcensure, donc, qu'on ne vienne pas me dire que c'est de la censure, ils avaient le choix de partir et de la publier tant qu'ils voulaient ailleurs, après tout. Et après, comme sur le coup ils n'ont pas eu de chance, les Fatals, ils se sont pris de sompteux "Les Fatals annoncent la mort de Johnny" dans les médias, médias qui auraient très bien pu sortir la même absurdité (avec un raffinement sans égal dans l'art de foutre le bordel) il y a trois ans, à la sortie du Disque d'or de La Blanche, parce qu'y figure aussi une "mort de Johnny", nettement moins gentillette et consensuelle, nettement plus trashounette, enfin, nettement mieux, quoi : http://www.deezer.com/track/264481
Tout ça pour dire qu'aujourd'hui, on ne se sent pas encore tous un peu Suisse comme à la mort de Johnny mais on commencerait à se sentir tous un peu Picards, quand on écoute leur dernier album et qu'on voit la masse de clichés qu'il véhicule (sur les Américains notamment, mais sur tout, en fait, on dirait presque des intellos frustrés pris dans le tourbillon d'un PMU devant TF1), on se dit que toute la joyeuse dérision d'avant, le côté un peu engagé mais jamais agressif, c'était Ivan, alors (?) J'aimais bien quand c'était la vie, cui cui, quand on s'aimait avec un H, mais laissez-moi rêver que ... non, rien ne pourra ... sauver Vivendi et que, zut alors, ça y est, on dirait que cette fois, Goldorak est mort. Pour de vrai. Il restera que j'aimerai vraiment savoir lequel d'entre eux a écrit "Mon père était tellement de gauche", qui est une des rares chansons à faire sérieusement concurrence à celle de Daniel Guichard à mon sens. (oui, ben c'est sûr, ça n'a pas grand chose à voir, mais l'amour filial, c'est universel, ma bonne dame!) D'ailleurs, tadadam, en exclu, je viens de voir que "Mon vieux" a été écrite avec ... Jean Ferrat !!! Oui ben Jean Ferrat, c'est quand même un peu la figure tutélaire (imité, vénéré et compagnie) qui plane sur les albums des Fatals, comme quoi...
Il restera à jamais la phrase magique pour me consoler de ce semi-split, celle qui n'est pourtant pas très bisounours (ni très vraie) mais qui m'a quand même fait acheter Pamplemousse mécanique :
"Le djembé est à la musique ce que le couteau est à la purée." Parlons un peu chiffons et autres considérationsPar map :: 16/03/2009 à 22:04 :: St Aureil, ou de la musique avant
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais des centaines, que dis-je, des milliers de bibliothécaires (et de -thécaires de tous poils en règle générale) oeuvrent avec force enthousiasme et persévérance à tenter de démonter certains clichés vieillots de la bibliothécaire dans l'imaginaire collectif.
Or, un jour maudit de la semaine dernière, je me suis vue, enfin j'ai pris conscience de ce à quoi je devais ressembler au boulot à cet instant i, et hiiiiiii, avec horreur et consternation (!), voici ce que j'ai vu :
J'étais de sexe féminin (bon, ça n'a pas beaucoup bougé, mais c'est une première erreur quand on veut bouleverser les clichés.) Mais surtout, j'avais une jupe qui tombait sous les genoux. D'un marron incroyablement monacal. Une veste. Marron itou. Des lunettes. Et un chignon.
Aaaaaaaaah ! J'étais LE cliché à abattre, crévindieu. J'ai psalmodié quelques mea culpa honteux à l'ensemble de la profession militante, et prié pour que les bouclettes échappées de l'allure générale corrigent hardiment cet effet si terne (oui, entre Courcelles et Charles-de-Gaulle, mais plutôt Charles-de-Gaulle) et clicheteux de cet ensemble. Et puis j'ai ri, parce que bon c'est un peu le principe général.
Maintenant que j'ai parlé chiffons, partons pour les autres considérations, qui seront d'ordre musical. Attention, ce soir au programme, musique comparée. http://www.ozap.com/musique/julien-baer/julien-baer/0731453704329 suivi d'un petit clic sur "Cette fille s'appelle demain". C'est un extrait, mais c'est suffisant. Il est marqué comme extrait d'un disque de 2001, mais le CD porte 1997, comme date. On a un peu entendu ça après (côté voix), hein, genre en 2003-2004, avec un certain "Respire" (http://www.deezer.com/track/1847 , mais est-ce bien nécessaire...)
Il va sans dire qu'à mon humble avis, l'incomparable Mickaël Furnon ne peut pas être taxé de quoi que ce soit, vu que son prédécesseur Baer est plus ou moins toujours inconnu au bataillon de la chanson (même si ça risque de changer, la dernière fois que j'ai fait un post sur lui, j'étais dégoûtée parce que le jour même où je l'ai découvert perdu en réserve, j'ai aussi découvert son nom sur une des dernières couv' des inrock, dommage).
Copieur sans le savoir, donc, comme tout le monde, le talentueux Mickey passe en 3D à savoir en chair et en os le jeudi midi qui vient, gratos à la déf, dans le cadre du festival chorus, tralala, au passage.
Ah et j'ai découvert une autre raison d'aimer Saez et Jean-Jacques Goldman à la fois (bon, mis à part que c'est ce que je fais, même si je comprends que Saez puisse en énerver certain-e-s)(ceux qui me répondent que JJG aussi seront tenus d'argumenter, merci) : http://www.youtube.com/watch?v=xichhs64ELs versus http://www.deezer.com/track/581844 (bon, d'accord, c'est pas rigoureusement les mêmes accords, je présume...vu que c'est pas rigoureusement les mêmes notes... (des guitarreux, dans l'assistance?) mais bon ya un petit quelque chose, non?)
Conclusion, et c'est pas nouveau, nous passons notre vie à répéter des mots que d'autres ont déjà dits pour trahir des émotions que d'autres ont déjà ressenties, la vie est un éternel et impitoyable recommencement, en fait, le plus simple est encore de se taire : bonsoir
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